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Michael Wassill est mort pour 100 $, admet son présumé meurtrier

Carson Morin, l'homme accusé du meurtre prémédité de Michael Wassill, survenu dans la maison de ce dernier à Orléans il y a quatre ans, a reconnu mercredi au palais de justice d'Ottawa que Michael Wassill était mort pour 100 $.

En contre-interrogatoire, M. Morin a déclaré devant les jurés qu'il lui fallait les 100 $ provenant du quart de travail effectué par une jeune femme avec qui il avait passé un accord.

Celle-ci devait lui donner la moitié de ses gains de strip-teaseuse dans un bar d'Ottawa et vendre de la marijuana à ses clients. En échange, il livrait la marijuana et l'accompagnait sur son lieu de travail.

Carson Morin a assuré qu'il avait besoin des 100 $ pour payer son loyer.

« Vous étiez à court d'argent pour payer le loyer, alors vous vous êtes rendu à la maison de Michael Wassill pour 100 $? », a demandé la procureure de la Couronne, Lia Bramwell.

« C'est ce que j'ai reconnu et je n'en suis vraiment pas fier », a répliqué l'accusé.

« Michael Wassill est mort pour 100 $? », a demandé la procureure.

« C'était moi ou lui et ça s'est fait contre ma volonté », a répondu Carson Morin.

« M. Wassill est mort pour 100 $? », a redemandé la procureure.

« Oui, principalement », a-t-il reconnu.

La Couronne est revenue sur le témoignage de M. Morin et sur ce qui s'était passé dans la maison de Michael Wassill.

« Vous avez dit que vous étiez nerveux et que vous étiez effrayé », a rappelé la procureure.

« Oui, je transpirais et je tremblais et je me sentais paranoïaque », a affirmé M. Morin.

Il a aussi raconté à la cour qu'après avoir salué M. Wassill, il a cherché sa lame à carton dans la poche de son chandail à capuchon et a sorti la lame jusqu'au premier cran.

« Donc la lame était sortie », a demandé la procureure.

« Probablement, je voulais seulement le repousser », s'est défendu l'accusé.

La Couronne lui a ensuite demandé pourquoi il n'avait pas dit à Michael Wassill qu'il avait un couteau et qu'il devait reculer.

M. Morin a répondu à plusieurs reprises pendant son témoignage que « [sa] langue était gelée. Aucun mot ne pouvait sortir de [sa] bouche ».

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