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MIS À JOUR - Les responsables de l'activité à caractère sexuel de l'UQO démissionnent

Les trois chefs de la délégation de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) des Jeux de la communication ont remis leur démission au comité organisateur des jeux après avoir semé la controverse à cause d'une activité à caractère sexuel.

Les responsables de l'équipe de l'UQO ainsi que le comité organisateur des Jeux de la communication 2017 ont confirmé leur démission samedi.

Les trois étudiants ont renoncé à leurs fonctions de chefs de délégation face à une menace d'expulsion.

Le comité organisateur des Jeux de la communication 2017 menaçait de bannir la délégation entière de l'Outaouais de cette compétition annuelle si les trois responsables ne se démettaient pas de leurs fonctions de chefs d'équipe.

Une liste promettant une récompense aux participants qui relèveraient une douzaine de défis osés a été distribuée au cours de la fête jeudi soir.

Stéphanie Boucher, présidente du comité organisateur des Jeux de la communication 2017, a tenu à rappeler samedi, que ce genre d'activités ne sont pas les bienvenues au sein de l'organisation, mais que les Jeux de la communication demeurent une compétition professionnelle importante pour la relève dans le domaine des communications.

« Ce qu'on ne veut pas, c'est pénaliser d'autres étudiants qui aimeraient prendre part à notre événement, une compétition qui donne un goût de la réalité du milieu des communications », ajoute-t-elle.

La classe politique réagit

La ministre responsable de l'Outaouais et ex-ministre responsable de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, souhaitait aussi la démission des chefs de la délégation universitaire.

« Je pense que la moindre des choses c'est de renoncer à leur poste parce que c'est toute l'équipe des communications de l'UQO qui sera marquée au fer rouge par cette folie, cette niaiserie , » explique-t-elle.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a exprimé son malaise à propos de l'événement. Selon lui, le financement de la délégation de l'UQO doit être revu.

« Est-ce qu'on peut financer des organisations qui ne font pas ça? Des organisations qui font l'inverse et favorisent des activités qui renforcent les relations hommes-femmes saines et l'égalité. C'est une leçon intéressante que les gens de l'UQO devraient regarder », pense le maire.

« Je pense qu'il y a beaucoup d'éducation à faire, et le premier geste, c'est de le dénoncer quand on voit ces choses-là », ajoute la conseillère municipale de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau.

Sensibilisation

Le comité organisateur des Jeux de la communication souhaite redorer son image et envoyer un message clair à la communauté universitaire.

Il s'associe à la campagne de sensibilisation à l'importance du consentement « Sans oui, c'est non! ».

« On veut collaborer avec eux (les organisateurs de la campagne) pour prendre des initiatives locales sur les campus, dans les universités, pour vraiment sensibiliser les participants et les responsables universitaires », dit Stéphanie Boucher.

Les Jeux de la communication 2017 doivent avoir lieu du 1er au 5 mars à l'Université de Sherbrooke.

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