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MISE À JOUR - La sortie de Gilles Desjardins qualifiée de « tentative d'intimidation »

Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Antoine Normand, qualifie de « tentative d'intimidation » la lettre envoyée par l'entrepreneur Gilles Desjardins à son conseil d'administration.

Mercredi, M. Desjardins s'est dit choqué par les déclarations de M. Normand sur son projet immobilier de la Place des peuples.

Dans une missive qu'il a fait parvenir aux membres du conseil d'administration de la Chambre de commerce, il a réclamé la démission du président et son exclusion de l'organisme pendant cinq ans.

Des excuses

Dans une entrevue accordée au quotidien LeDroit en début de semaine, Antoine Normand affirmait que Gilles Desjardins, président du groupe Brigil, avait une « approche George Bush, crois ou meurs » dans le dossier de l'important projet immobilier qui aurait pignon sur rue en face du Musée canadien de l'histoire.

« J'ai présenté mes excuses par écrit à M. Desjardins pour des mots que je n'aurais pas dû utiliser mardi dernier », précise Antoine Normand.

De son côté, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, reconnaît les excuses du président de la Chambre de commerce.

« Je comprends qu'il s'en est excusé auprès de monsieur Desjardins », explique le maire. Pour moi, c'est évident que c'est quelque chose qu'il n'aurait pas dû dire. »

Toutefois, les excuses ne passent pas auprès du président de Brigil, qui maintient que son projet ira de l'avant coûte que coûte.

« Ses excuses ne sont pas sincères, car immédiatement, quand il s'est excusé, il s'est justifié au nom de la Chambre et du conseil d'administration », soutient M. Desjardins. « Donc ce n'est pas sincère. »

Une réunion du comité exécutif de la Chambre de commerce de Gatineau est prévue vendredi.

M. Normand s'attend à une convocation du conseil d'administration pour la semaine prochaine.

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