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MISE À JOUR - Le financement fédéral des Mosaïcultures internationales 2017 en suspens à cause des élections

Le déclenchement officiel de la campagne électorale affecte le projet des Mosaïcultures internationales, qui devraient se tenir en 2017 dans la région de la capitale nationale. Les organisateurs affirment en effet que leur demande de financement tarde à être traitée par Ottawa.

L'événement doit se dérouler à Ottawa et à Gatineau, entre juin et octobre 2017, dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

La directrice générale des Mosaïcultures internationales, Lise Cormier, assure que tous les documents en vue de l'obtention du financement ont été déposés auprès des gouvernements provincial et fédéral, de la Ville de Gatineau et de la Commission de la capitale nationale (CCN).

Elle soutient en outre que les échéanciers ont été respectés et que le dossier est en adéquation avec les critères de sélection, mais que Patrimoine Canadien n'est pas en mesure de rendre sa décision pour le moment.

« On nous a dit à Patrimoine Canada que personne n'avait eu de réponses, à l'exception de Québec, avec les Grands Voiliers du maire Labeaume », explique Mme Cormier.

Rien n'indique que le projet n'a pas été retenu ou qu'il est compromis. Mme Cormier assure qu'il y a un très fort engouement autour de ce dernier, mais « le gros déclencheur, c'est réellement le gouvernement fédéral ».

Par exemple, la Ville de Gatineau a promis qu'elle participerait à hauteur de 2 millions de dollars dans le montage financier, mais cet engagement est conditionnel à ceux des autres ordres de gouvernement.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin veut connaître la position des partis fédéraux sur le sujet à l'occasion de la présente campagne électorale.  Il annonce qu'un questionnaire sera soumis à leur attention très bientôt.

« On va attendre des décisions du gouvernement fédéral. Mais, c'est sûr que, dans notre questionnaire, 2017 va s'y retrouver. Mon petit doigt me dit qu'on va parler de ces enjeux-là. », assure-t-il.

Des conséquences importantes

En raison de cette situation, les organisateurs déplorent de ne pas pouvoir rechercher des partenaires ni des participants internationaux.

Le retard dans l'attribution du financement fédéral entraînera aussi des ajustements, par exemple quant au nombre et au type d'œuvres qui seront réalisées au parc Jacques-Cartier et à la pointe Nepean.

« Surtout du côté du parc Jacques-Cartier, on parle plutôt du nombre d'œuvres que des œuvres spectaculaires. C'est de "rebalancer" l'exposition et les œuvres », précise Lise Cormier.

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