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MISE À JOUR - Les résidents de la Côte-de-Sable craignent que leurs plaintes liées au bruit soient ignorées

Les résidents de la Côte-de-Sable craignent que les policiers se mettent à ignorer leurs plaintes liées au bruit. La police d'Ottawa diminuera prochainement le degré de priorité de ce type d'incidents.

Le conseiller du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, affirme qu'il a été mis au courant de cette nouvelle politique récemment, lors d'une rencontre avec le responsable des services des règlements municipaux.

« En gros, cela signifie que le bruit n'est pas un problème qui concerne la police et ils ne veulent pas avoir à intervenir », explique-t-il.

Le quartier 12, qui regroupe les secteurs de la Côte-de-Sable, de l'Université d'Ottawa et de la Basse-Ville, fait souvent les manchettes à cause du nombre de plaintes liées au bruit.

Lorsqu'un appel est effectué au 311 en raison d'une nuisance sonore, des agents des services des règlements municipaux sont envoyés pour constater les faits. Ils évaluent la plainte et peuvent émettre un avertissement ou une amende.

Si le problème vient d'un acte de violence ou d'un groupe de personnes hors de contrôle, les agents transmettent le dossier à la police, qui devra faire le suivi. Ce cas de figure s'est produit à 3600 reprises l'an dernier dans toute la ville.

Plaidoyer pour le système hybride

Mathieu Fleury souligne que dans la majorité des juridictions ontariennes, ce sont les services policiers qui répondent aux appels pour nuisance sonore.

Il croit que le système hybride d'Ottawa, qui mêle les services des règlements municipaux et policiers, fonctionne bien et que les forces de l'ordre ne devraient pas être exclues de l'équation.

« Cela ne fait que transférer des coûts sur les services des règlements municipaux et ces derniers ne sont pas équipés pour faire face avec ces 3600 appels », estime-t-il.

Ljiljana et Oscar Duplancic sont les gérants d'une maison d'hôte située dans le quartier. Selon eux, les fêtes étudiantes très bruyantes sont fréquentes dans les environs.

Mme Duplancic soutient que la meilleure façon de procéder dans ce genre de cas est de parler aux personnes concernées, avant de porter plainte.

« Parfois cela fonctionne, mais si vous voyez que la fête se poursuit, qu'il y a beaucoup d'alcool et toujours plus de personnes qui arrivent, alors il faut appeler la police. Ils peuvent se déchaîner. Ils ne font pas que crier, vous pouvez assister à des choses pas du tout normales. Seule la police peut les arrêter », affirme Ljiljana Duplancic.

Son époux et elle portent plainte approximativement deux fois par an à cause de tels incidents.

Les étudiants aussi veulent la police

Les colocataires d'Alex Melek, un étudiant à l'Université, ont déjà été les cibles de plaintes pour nuisance sonore.

Pourtant, le jeune homme croit lui aussi que la présence des policiers est une nécessité quand les choses tournent mal.

« Si ça dégénère, vous savez que vous n'allez pas passer une bonne soirée. Ce ne serait bon pour personne, si ces plaintes descendaient sur la liste de priorité », dit-il.

Mathieu Fleury a demandé une rencontre avec le chef de la police et celui des services des règlements municipaux. Il a l'intention de leur demander une révision de la nouvelle politique et un délai pour son entrée en vigueur.

D'après un reportage de CBC

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