Retour

Mobilisation contre la violence au début du procès Borutski

La communauté de Wilno et plusieurs membres d'associations militantes pour les droits des femmes se sont mobilisés jeudi midi au Monument canadien pour les droits de la personne pour rendre hommage aux familles des trois femmes qui auraient été tuées en 2015 par Basil Borutski.

En ce premier jour du procès, une trentaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la violence contre les femmes et les faiblesses du système judiciaire. Le rassemblement avait pour but de conscientiser la population vis-à-vis la violence et d'empêcher que de terribles événements comme ces derniers se reproduisent.

« Les gens ne doivent pas avoir froid aux yeux et doivent dénoncer s’ils sont témoins de quelconques actes de violence », a dénoncé une employée du Centre de ressources de l’Est d’Ottawa, Michelle Lemieux.

Selon Mme Lemieux, les policiers et la communauté auraient pu être plus alertes et agir pour prévenir ces meurtres. Rappelons que M. Borutski était connu des services policiers à cause des incidents violents dans lesquels il a été impliqué. Il avait été libéré de prison peu de temps avant que les meurtres ne soient commis.

Dans sa déclaration à la police, M. Borutski aurait affirmé que les trois femmes avaient utilisé le système judiciaire contre lui et qu’il avait décidé de commettre les meurtres en guise de revanche. L'accusé a d'ailleurs affirmé lors d'une entrevue à l'émission The Fifth Estate que « tout cela est arrivé » en raison de ce qu'il qualifie de « 20 ans » de harcèlement policier à son encontre.

« La situation aurait pu être différente », a-t-elle affirmé. « Je pense que si tout le monde avait été investi dans la communauté et qu’ils avaient partagé les ressources en aidant ces femmes en crise et si la police et la cour prenaient ses problèmes au sérieux, ça aurait été différent. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un tsunami de glace sème la panique!





Rabais de la semaine