Retour

Mohammed Fahmy en conférence à l'Université Carleton

Le journaliste canadien Mohamed Fahmy, relâché d'une prison égyptienne à la fin septembre, prononçait une allocution à l'Université Carleton d'Ottawa lundi soir.

M. Fahmy a parlé de la fragilité de la démocratie et de la liberté d'expression dans le monde, mais aussi au Canada.

« Il existe une dangereuse tendance à catégoriser les gens comme terroristes. La loi canadienne antiterroriste C-51 suit cette tendance », a-t-il entre autres affirmé.

Mohamed Fahmy a refusé de croire que ses origines égyptiennes ont pu nuire à son processus de libération par le gouvernement canadien. En prison, il dit avoir côtoyé, tous les jours, des extrémistes.

Ce qui l'aurait sauvé d'une profonde déprime selon lui, c'est qu'il organisait des émissions radio fictives avec ses collègues journalistes aussi emprisonnés. À la blague, il avoue avoir eu des entrevues exclusives et un accès privilégié à des extrémistes.

C'est d'ailleurs l'humour qu'il conserve dans sa mésaventure qui a surpris plusieurs étudiants présents à l'allocution comme Michelle Bartleman, étudiante en journalisme à l'Université Carleton.

« C'était quelque chose de vraiment grave, il a passé près de 400 jours en prison, mais il fait des blagues, regarde le tout avec humour. Il regarde en avant et voit ce qu'il peut apprendre de cette expérience », observe l'étudiante.

Mohammed Fahmy estime que l'attention que son emprisonnement a eue sur les réseaux sociaux est la principale raison s'il est aujourd'hui un homme libre.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine