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Moins de camps d'été municipaux en français: l'ACFO prie la Ville d'Ottawa de reculer

L'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO) demande à la Ville de trouver d'autres solutions avant d'envisager la diminution de l'offre des camps d'été municipaux en français dans la capitale.

Pour l'été 2016, plusieurs camps spécialisés, notamment en soccer ou en danse ont été supprimés.

La présidente de l'ACFO, Isabelle N. Miron, juge que la promotion des activités francophones est déficiente.

La présidente ajoute que la Ville d'Ottawa doit revoir ses façons de faire avant de prendre toute décision.

« Il faut se demander pourquoi les camps ne fonctionnent pas. Il faut se poser les questions avant d'avoir des mesures drastiques comme la diminution des camps », dit-elle.

Un appui de Bob Monette

Le conseiller municipal d'Ottawa Bob Monette estime que la Ville doit s'assurer que ses camps d'été en français soient animés par des francophones. Ce qui n'est pas toujours le cas selon la famille Bonin-Labelle d'Orléans que nous avons rencontrée mardi.

« Ce n'est pas acceptable, ajoute Bob Monette. Si c'est un camp en français, la personne qui donne le cours doit parler en français. Il peut y avoir des employés anglophones, mais quand tu parles à un jeune, c'est en français. »

Le conseiller municipal croit aussi qu'il y a un problème quant à la promotion des activités de camps de jours francophones.

Par ailleurs des organismes de la langue française, dont l'ACFO dévoileront bientôt les résultats d'une étude sur les services en français de la ville.

L'ACFO a participé à cette enquête. Plusieurs dizaines de parents et de jeunes y ont été interviewés. Une des conclusions du rapport démontre qu'il y aurait plusieurs lacunes.

« Les parents, les élèves et les partenaires trouvent que la promotion est insuffisante », explique la présidente de l'ACFO, Isabelle N. Miron.

Une question d'offre et de demande

La Ville d'Ottawa affirme pourtant avoir informé la population francophone en passant par les conseils scolaires et Facebook.

« Malgré ces efforts-là, les résultats sont encore très faibles pour les camps d'été, mais aussi pour les programmes pour le reste de l'année. Aussi, en grande partie, notre offre excède la demande », constate M. Chénier.

La Ville compte sur d'autres groupes comme le Mouvement d'implication francophone d'Orléans (MIFO) et le PATRO de la Basse-Ville pour compléter son offre de camps de jour.

D'après des informations de Gilles Taillon et Michel-Denis Potvin

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