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Mort d'une mère et de son bébé à Hull : « Il y a eu un manque », dit Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, compte réfléchir à l'implantation obligatoire d'une formation en prévention des risques obstétricaux dans les établissements de santé du Québec. C'est ce qu'il a indiqué jeudi en réaction au dépôt du rapport du coroner sur le décès d'une femme enceinte et de son foetus à l'Hôpital de Hull en 2016.

La coroner Pascal Boulay a recommandé, dans son rapport, que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais, forme son personnel avec le programme AMPRO (approche multidisciplinaire en prévention des risques obstétricaux). Selon elle, une meilleure formation des intervenants aurait pu améliorer les chances de survie de Marie-Jacque Fortin et de son bébé Alexie en 2016.

M. Barrette a expliqué qu'il a toujours été favorable à cette formation, mais que le choix de la suivre relève en ce moment des établissements de santé.

De plus, le ministre s'explique mal pourquoi les services d'aide psychologique ne sont pas parvenus aux proches éprouvés. « C'est très clair qu'il y a eu un manque. Je pense que les ajustements seront faits pour éviter que des situations comme celle-là se reproduisent », a-t-il dit.

Selon Mme Boulay, il manque aussi au Québec un protocole de réanimation chez les femmes enceintes de plus de 20 semaines. Cette dernière note que, selon la littérature médicale, après quatre minutes de réanimation sans résultat tangible, une femme en fin de grossesse doit être transportée rapidement à l’hôpital pour qu’une césarienne d’urgence soit faite. Toutefois, 24 minutes se sont écoulées entre l’arrivée des ambulanciers et le départ vers l’hôpital.

« Cette situation d'exception là est normalement prévue dans les entraînements », a réagi le ministre Barrette, qui s'engage à exiger que les protocoles soient mis à jour, s'ils doivent l'être.

De manière générale, le ministre a dit recevoir « très favorablement » les recommandations de la coroner.

Une enquête interne est déclenchée

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais a de son côté indiqué qu'il ouvrirait une enquête interne à la suite de cet événement tragique.

Le président-directeur général du CISSS de l'Outaouais, Jean Hébert, s’est dit surpris quand il a appris que les proches de Marie-Jacque Fortin n’ont pas reçu de services d’aide psychosociale. Il soutient qu’en temps normal, ces services sont offerts aux gens endeuillés.

Le pdg du CISSS de l’Outaouais s’engage aussi à implanter des trousses de césariennes d’urgence « le plus tôt possible ».

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