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Morte après des complications liées à une pierre aux reins : la famille poursuit 4 médecins

Une famille endeuillée de Gatineau poursuit quatre médecins de l'Hôpital de Gatineau à la suite du décès de Caroline Lalonde, survenu en 2015, après une courte, mais accablante maladie. Le montant de la poursuite s'élève à plus d'un million de dollars.

Le 9 juillet 2015, Caroline Lalonde se rend à l'Hôpital de Gatineau, croyant souffrir d'une pierre aux reins. Certains résultats d'examens montrent des signes d'infection, mais aucun antibiotique ne lui est prescrit avant le 10 juillet.

Quelques heures plus tard, Caroline Lalonde est amenée sur la table d'opération, pour le placement d'une sonde, peut-on lire dans un rapport du coroner. À son réveil, sa condition se détériore, à un point tel qu'elle perd la vie, le 12 juillet.

Le veuf de Mme Lalonde, Mathieu Lapointe ainsi que d'autres proches, poursuivent aujourd'hui quatre médecins qui ont traité la patiente.

M. Lapointe souhaite que le dossier se règle « de façon civilisée ». « Moi et la famille on [veut] des excuses de la part des médecins ».

Il espère que l'information se partage mieux entre les différents intervenants pour éviter qu'une telle situation survienne à nouveau au Québec.

Dans un document déposé lundi au palais de justice de Gatineau, on peut lire que « les demandeurs sont anéantis par le décès subit et inattendu de madame Lalonde de même que par les circonstances entourant son décès ». « Ils vivent avec la conviction que madame Lalonde serait toujours vivante si les défendeurs n’avaient pas fait preuve de négligence à son endroit ».

« Ce qu'on reproche [...] c'est que les signes d'infection, pour une quelconque raison [...] n'ont pas été pris en compte », explique de son côté l'avocate de la famille, Me Marie-Ève Martineau.

« On a eu l'opinion d'experts qui ont déterminé qu'il y avait eu une faute professionnelle de la part des médecins traitants de Mme Lalonde et que n'eût été ce retard à traiter l'infection, son décès aurait pu être évité », a-t-elle ajouté.

Délais trop longs, selon la coroner

Caroline Lalonde a dû patienter 27 heures avant sa chirurgie. Un délai « questionnable, selon la coroner Marie Pinault.

« On peut se questionner sur les délais encourus pour effectuer les tests radiologiques et demander la consultation en urologie », explique-t-elle dans son rapport. « Le suivi infirmier pendant la nuit du 9 au 10 juillet me semble aussi sous-optimal. Le délai concernant la chirurgie, qui découle des délais précédents, est également questionnable (environ 27 heures) . »

Dans ce même rapport, la coroner a affirmé être au fait que « le service d’urologie du CISSSO a déjà révisé ce dossier, pris note du délai trop long pour effectuer la chirurgie et entend faire en sorte que ces délais soient minimisés ».

Contacté par Radio-Canada, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais a refusé de commenter le dossier.

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