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Moyens de pression : élèves absents des bancs de la Maison de la culture

Des membres de la communauté culturelle affirment que les moyens de pression des enseignants entrepris pour dénoncer les compressions en éducation ont un impact sur leurs activités.

La Maison de la culture de Gatineau s'inquiète de voir les élèves des écoles publiques de la région absents des bancs.

Les spectacles sont prêts, mais les spectateurs sont absents. La Maison de la culture de Gatineau peine à trouver des écoles publiques pour assister à des représentations théâtrales, selon le président du conseil d'administration Claude Beaulieu.

« Pour nous ça nous cause énormément de problèmes, on doit réserver ces spectacles-là un an et demi d'avance et les troupes doivent se préparer », explique le président.

L'absence remarquée des classes et de leur enseignant est voulue, aux dires du président du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, Claude Tardif.

« Un de nos moyens de pression, c'est de nous en tenir aux heures que nous sommes payées, affirme-t-il. Autrement dit, on respecte notre horaire. »

« C'est tout simplement pour montrer à l'ensemble de la population qu'en plus d'enseigner, les enseignants permettent à l'ensemble de la machine de l'école publique de fonctionner », poursuit le syndicaliste.

Cette situation est désolante selon certains artistes, comme Daniel Coutu de Productions Prestigo. Son entreprise vit des revenus des représentations scolaires.

Ce dernier aussi note un ralentissement dans les réservations.

De plus, le 30 septembre, les enseignants de l'Outaouais seront en grève. Elle se déroulera dans tous les établissements publics primaires, secondaires et de formation aux adultes des commissions scolaires des Portages de l'Outaouais, des Draveurs et du Cœur des Vallées.

D'après un reportage de la journaliste Claudine Richard

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