Une centaine de courageux de la région ont traversé les 4 km qui séparent la rive ontarienne de la rive québécoise pour la préservation de la rivière des Outaouais, samedi.

Un texte de Jérémie Bergeron

L'objectif premier pour Sentinelle de la rivière des Outaouais, qui organisait l'événement : sensibiliser la population à l'importance de cette rivière.

« Il faut vraiment profiter de ce joyau qu'on a dans notre cour arrière », explique d'emblée le directeur général de l'organisme, Patrick Nadeau.

Plus de 15 000 $ ont également été amassés lors de l'événement. Cette somme servira à la préservation de la qualité de l'eau de la rivière.

« Voir des gens s'amuser dans la rivière comme ça, ça fait chaud au cœur », affirme avec émotion M. Nadeau. « On veut maintenir ça pour nos générations futures. »

Parmi la centaine d'aventureux se trouvait la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna. Cette dernière s'est mouillée pour une troisième année, à son plus grand plaisir.

« C'est une rivière très importante », souligne la ministre, qui rappelle que le côté ontarien de la rivière vient d'obtenir une désignation patrimoniale.

Cette reconnaissance assurera un suivi et une attention particulière à la rivière à l'aide de rapports d'étude et d'un plan de gestion.

« Ça veut dire qu'on peut faire plus pour protéger la rivière », explique Catherine McKenna, même si le côté québécois n'a toujours pas cette désignation. « Je veux voir la désignation dans les deux provinces. »

« Tout le monde est d'accord pour dire qu'elle est importante et qu'il faut la protéger », soutient Patrick Nadeau.

De son côté, le député fédéral du Pontiac, William Amos, assure que ce n'est qu'une question de temps.

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