ENTREVUE - En 1967, Nanette Workman était sacrée découverte de l'année au Gala des Artistes. Cinquante ans plus tard, elle jette un regard sur sa carrière et s'estime privilégiée.

Nanette Workman est montée sur scène le 21 août en avant-première partie du spectacle de Guns N’ Roses au parc Lansdowne à Ottawa.

Elle y retrouvait son public toujours aussi fidèle. « Le public m’a suivi depuis une cinquantaine d’années. Ils sont loyaux, ils sont encore là. [...] Je les aime assez! », dit l’artiste avec une pointe de nostalgie

Une Québécoise de coeur

Ayant quitté les États-Unis pour venir s’établir au Québec en 1966, Nanette Workman a rapidement charmé sa province d’accueil.

Un an plus tard, elle était désignée « découverte de l’année » lors du Gala des Artistes, précurseur du Gala de l’ADISQ, en 1967 et performait dans le cadre de l’Expo 67.

Celle qui a, entre autres, été choriste pour Johnny Hallyday, les Rolling Stones, John Lennon et Ringo Starr se plaît à représenter la francophonie. « C’est le fun. Je suis très fière de représenter le Québec ce soir dans ce spectacle [de Guns N’ Roses] », affirme-t-elle.

Regard sur un demi-siècle de carrière

Reçue à l’émission Sur le Vif à Ottawa juste avant le spectacle de Guns N’ Roses, Nanette Workman est très amusée par les extraits d’entrevue que lui font entendre l’équipe, tirés de son passage en 1970 à l’émission Les Couche-tard diffusée à Radio-Canada.

« Je ne parlais pas beaucoup français! », dit l’artiste en se moquant des réponses qu’elle avait données à l’époque.

Nanette Workman exprime sa reconnaissance face aux cinquante dernières années marquées d’une carrière bien remplie.

« C’était excitant de travailler avec des gens aussi talentueux, je me trouve privilégiée », dit-elle en faisant référence aux grands artistes avec qui elle a eu la chance de travailler. « Il n’y a pas tant de monde que ça, surtout au Québec, qui ont eu le même chemin. »

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