Retour

Noël chez les pompiers de la caserne 4 à Hull

Pour la plupart des Canadiens, le 25 décembre est une journée de congé passée en famille ou entre amis. En ce jour de Noël, les pompiers de la caserne de la rue Saint-Rédempteur à Hull, célèbrent le temps des fêtes à leur façon, au travail.

Kévin Lebel est pompier depuis 8 ans. Il a un petit garçon de 2 ans.

« Quand on travaille durant le temps des fêtes, c'est toujours difficile d'essayer de prévoir les moments qu'on va passer en famille » dit-il. « Mais lors d'une journée comme celle-ci, on a quand même beaucoup de plaisir, les épouses et les enfants viennent souvent faire un tour à la caserne en après-midi ou au moment du souper. »

Passer Noël à la caserne, c'est tout de même plaisant, on se fait une bonne bouffe, et puis on a du fun malgré tout.

Kévin Lebel, pompier

Pour les pompiers de garde à la caserne de la rue Saint-Rédempteur, travailler le jour de Noël fait partie du métier et il faut s'adapter.

Le chef aux opérations du Service de sécurité incendie de Gatineau, Dany Fortin, estime que le 25 décembre reste une journée un peu particulière.

« Le jour de Noël, on est à la caserne pendant 24 heures. Nos femmes et nos enfants sont à la maison », explique le chef aux opérations. « Souvent les partys de Noël sont faits avant ou après le 25 décembre, on ajuste ça avec notre horaire de travail. »

Travailler à Noël ou le Jour de l'An, ça fait partie de notre vie. Notre horaire de travail est comme ça. On travaille de jour, de nuit, la famille sait qu'on ne sera peut-être pas là à Noël, qu'on ne sera peut-être pas là pour Jour de l'An.

Dany Fortin, chef aux opérations du Service d'incendie de la Ville de Gatineau

Sur les 250 pompiers actifs à la Ville de Gatineau, une cinquantaine travaillent le jour de Noël.

La caserne de la rue Saint-Rédempteur est l'une des casernes qui reçoit le plus gros volume d'appels à Gatineau.

« Généralement la journée de Noël, le matin c'est assez tranquille, les partys ont fini tard donc les gens dorment », explique Dany Fortin. « On a une recrudescence des appels après le dîner, puis le soir les appels routiniers recommencent. »

Le lieutenant André Gravel est pompier depuis 22 ans à la Ville de Gatineau. Il a deux garçons de 10 et 13 ans.

« Pour nous c'est la routine, le matin du 25 décembre quand on arrive à la caserne, on vérifie comme d'habitude les équipements et les effectifs. On n'a pas le choix. Après ça, le reste de la journée du 25 décembre, est plus familial. On reçoit la visite de nos épouses avec les enfants. Ils viennent souper avec nous. »

Le plus bouleversant pour le lieutenant Gravel est de voir des gens qui vivent un drame pendant le temps des fêtes.

« Il y a trois ans, nous avons été appelés sur les lieux d'un incendie quelques jours avant Noël » explique-t-il. « Quand nous sommes entrés dans la maison, on a vu plein de cadeaux de Noël, emballés, au pied d'un sapin. On a réussi à sortir tous les cadeaux. Les résidents étaient tellement contents! On était arrivés à sauver leur Noël malgré le fait qu'il y avait eu un incendie dans leur maison. C'est des choses comme ça qu'on vit pendant le temps des fêtes. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un homme sauve un faucon d'une attaque de serpent





Rabais de la semaine