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Nouveau pacte fiscal : une victoire pour Gatineau, mais de la déception en région

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime que le nouveau pacte fiscal proposé par le gouvernement de Philippe Couillard constitue une grande victoire pour sa ville.

L'entente prévoit une mesure d'écofiscalité, soit des redevances de développement. Pour le maire, il s'agit ni plus ni moins qu'une « clause Gatineau ».

Celle-ci favorisera la construction au centre-ville et encouragera la densification, en plus de financer des services qui étaient auparavant financés par la taxe générale, estime M. Pedneaud-Jobin.

Ce changement à la loi était demandé depuis longtemps, souligne le maire.

« C'est une grande victoire qui nous permettra de réduire la pression financière sur l'ensemble des contribuables », précise-t-il par voie de communiqué.

Même si la proposition de pacte n'accorde pas plus de ressources financières en confirmant des compressions de 300 millions de dollars dans les montants versés aux Villes, il rend les municipalités plus fortes, en leur accordant plus d'autonomie, estime aussi M. Pedneaud-Jobin.

La nouvelle entente pour un pacte fiscal pluriannuel entre les Villes et le gouvernement a été entérinée, mercredi soir, par 80 % des membres de l'Union des municipalités du Québec, réunis à Lévis.

Déception pour la Fédération québécoise des municipalités

De son côté, la préfète de la MRC de Papineau et membre du conseil d'administration de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Paulette Lalande, est beaucoup moins enthousiaste. 

Elle aurait souhaité que l'UMQ attende la FQM avant de se prononcer sur la proposition de pacte. L'ensemble des membres de l'organisme votera sur la proposition au cours des prochains jours. Les résultats seront connus samedi, en clôture du Congrès de la FQM. 

« On est placés devant un dilemme où les cartes sont presque jouées », souligne-t-elle.

Selon Mme Lalande, le pacte répond davantage aux besoins des grandes municipalités et craint que les petites municipalités écopent. Elle souligne que plusieurs municipalités rurales n'ont pas d'employés syndiqués et que celles qui en ont ne connaissent pas de problèmes de relations de travail similaires à ceux que vivent les grandes villes.

La préfète, aussi mairesse de Plaisance, s'inquiète aussi pour la gouvernance de proximité.

« On nous dit que ça va être plus facile, qu'on va avoir plus de pouvoir, mais [...] je ne suis pas certaine qu'on va en avoir plus. On a souvent l'impression que c'est Québec encore qui mène à sa façon. [..] On n'a pas de choix », déplore-t-elle.

Elle s'inquiète aussi pour les compressions de 300 millions de dollars qui sont prévues dans le pacte.

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