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Nouvel aréna à Gatineau : des associations sportives craignent les contrecoups

Le déménagement annoncé de l'aréna municipal dans le secteur de Gatineau ne fait pas que des heureux auprès des associations sportives de la région. Certaines, basées à Hull, s'inquiètent de la perte d'heures de glace dans leur secteur.

Un texte de Jonathan Jobin

La grogne est notamment palpable au Club de patinage artistique (CPA) de Hull, qui a déjà de la difficulté à répondre à la demande.

« Qu'est-ce que vous allez nous donner à Hull, aux citoyens pour remplacer ces arénas-là », demande la présidente Johanne Baker.

« Il n'y a pas juste Guertin et les Olympiques qui existent : il y a les autres sports de glace », lance-t-elle.

Augmenter le nombre de patinoires dans l'ouest de Gatineau

La disparition d'arénas à Hull touchera moins l'Association de ringuette Gatineau, puisque plus des deux tiers de ses membres se trouvent déjà dans l'est de la ville.

L'organisme estime toutefois que ce sport pourrait prendre davantage d'expansion si l'ouest de Gatineau était mieux desservi en matière d'infrastructures, afin de répondre à la demande.

« Je ne vois pas une différence, tant qu'il ne va pas y avoir quelque chose qui va changer à Hull ou Aylmer pour amener plus de glace de ce côté-là », précise le président Yvon Brault.

L'Association de hockey mineur de Hull (AHMH) renchérit. « Il va y avoir un gros bloc de glaces qui va manquer dans les associations de l'ouest, Aylmer et Hull, jusqu'à tant qu'on ouvre un centre », soutient le président Jeff Allard. « On va espérer un multicentre, [mais il] va falloir aller à Gatineau. »

L'AHMH achète déjà des heures de glace à Masham ou à Chelsea pour répondre à ses besoins.

Faire partie des discussions

Au-delà du choix du futur site, plusieurs associations sportives aimeraient être consultées davantage par la Ville, en amont de projets qui répondraient aux besoins de tous.

« En bout de ligne, ce n'est pas nous qui allons déterminer certaines choses », souligne Jeff Allard. « Mais avoir du feedback de notre côté, ça pourrait aider [les conseillers] possiblement. »

« Il faut échanger encore plus avec les gens qui sont alentour pour gérer les sports d'hiver », estime quant à lui Yvon Breault. « Je pense qu'au niveau féminin, il y a des considérations et des approches vers nos associations pour comprendre les besoins. » Il donne notamment en exemple des vestiaires privés pour les joueuses.

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