Des centaines de membres de la communauté algonquine ont manifesté vendredi à Ottawa contre le projet de développement immobilier Zibi qui sera construit aux îles Chaudières, un lieu qu'ils considèrent sacré.

Les manifestants ont marché de l'île Victoria jusqu'au Parlement canadien pour demander au gouvernement fédéral de bloquer le projet.

Ils souhaitent que leur culture et leurs valeurs autochtones soient respectées et que le projet de développement immobilier Zibi soit construit sur d'autres terres que les îles Chaudières. « Le lieu est un lieu sacré qui a été utilisé depuis le dernier âge glaciaire et qui a été utilisé pour les rencontres de toutes les nations », précise un manifestant, Gaétan Lefebvre.

Des membres d'autres communautés de la région d'Ottawa et de Gatineau ont aussi participé à la manifestation en guise de solidarité.

Un projet qui divise la communauté algonquine

L'entreprise Windmill dit vouloir reconnaître l'héritage autochtone du secteur, entre autres avec le nom Zibi, mais aussi en décidant d'afficher en trois langues, le français, l'anglais et l'algonquin sur le site.

La compagnie donne aussi l'assurance qu'elle engagera des travailleurs autochtones pendant une période de 15 ans. La crédibilité des liens établis entre les promoteurs et la communauté a cependant été remise en question par les manifestants.

En novembre 2015, les opposants ont perdu une bataille, lorsque la Commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO) a rejeté une procédure en appel qui aurait pu mettre des bâtons dans les roues des promoteurs du projet immobilier et commercial Zibi.

La construction des condos a commencé sur les îles Chaudières. La phase 1 du projet, comprenant d'autres édifices à condos du côté d'Ottawa aussi, devrait être complétée vers la fin 2017.

D'après les informations de Laurie Trudel

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