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Nouvelle manifestation contre Zibi et Hydro Ottawa

Près d'une centaine de personnes ont manifesté, dimanche, contre le projet Zibi et la construction de la nouvelle centrale d'Hydro Ottawa aux chutes Chaudière.

Elles ont bloqué le pont Portage, à Ottawa, durant quelques minutes. Le groupe s'est ensuite déplacé devant le parlement en demandant au gouvernement Trudeau de prendre position dans le dossier.

Les manifestants exigent l'annulation du projet, parce qu'il serait érigé sur un site qu'ils considèrent comme sacré.

« C'est un lieu qui est sacré pour plus de 65 nations », affirme une manifestante, Alexandra Caron. « Ces nations-là n'ont pas toutes été consultées pour savoir ce qui arrivait avec ce projet. »

Le mouvement de solidarité envers les Algonquins du bassin versant de la rivière des Outaouais récolte des appuis à Montréal. Une bonne partie des manifestants sont venus de la métropole.

« On est un groupe de soutien, de solidarité, avec les Anashinabes du bassin versant de la rivière des Outaouais », explique la cofondatrice du groupe Solidarité avec la Nation Anishinabe du bassin versant de la rivière des Outaouais, Marie Dimanche. « Depuis deux ans et demi, on les soutient dans différents projets. »

Les manifestants se feront aussi entendre en envoyant des cartes postales aux acteurs clés des projets pour en revendiquer l'annulation.

« Je veux que le gouvernement reconnaisse qu'on est toujours vivants et qu'on était ici avant eux autres, qu'ils nous respectent », précise la manifestante Lisa Thomas.

La crédibilité des liens établis entre les promoteurs et la communauté a été remise en question par les manifestants.

« C'est facile de rassembler une poignée de personnes et de dire qu'elles parlent au nom de la nation algonquine, mais ce n'est pas vrai », explique la manifestante Shannon Chief.

La commission des affaires municipales de l'Ontario (CAMO) a rejeté une procédure en appel qui contestait le changement de zonage par la Ville d'Ottawa pour accommoder Zibi. Les opposants seront de retour en cour divisionnaire le 9 mars pour contester cette décision.

Windmill s'est défendu

Aucun représentant du groupe Windmill n'était disponible pour une entrevue dimanche. Toutefois, le promoteur a souligné à plus d'une reprise par le passé que les groupes algonquins ont été consultés dans l'élaboration du projet au cours des dernières années. Certains groupes autochtones lui ont même donné leur appui, a-t-il précisé, tout comme les trois ordres gouvernementaux.

« Il est clair que la nation algonquine est divisée sur cette question », a précisé le cofondateur de Windmill Developments, Jeff Westeinde.

Le promoteur a d'ailleurs promis d'inclure des références culturelles et historiques aux Premières Nations dans son projet et d'embaucher des travailleurs autochtones pendant une période de 15 ans.

Les Algonquins de l'Ontario, qui représentent dix communautés des Premières Nations de la province, ont signé un traité d'entente avec Windmill.

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