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Octroi d'un contrat : la STO visée par une plainte au MAMOT

Une entreprise en technologies de la Rive-Sud de Montréal reproche à la Société de transport de l'Outaouais (STO) de ne pas avoir respecté les règles d'usage dans l'attribution d'un contrat pour la mise en place de son Système d'aide à l'exploitation et Information voyageur (SAEIV).

Une plainte dans ce dossier a d'ailleurs été faite au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT).

Itsmax Solutions inc. affirme que sa soumission aurait dû être retenue par la STO, puisqu'elle était la plus abordable. L'entreprise proposait un prix de 4 722 230 $.

Or, c'est finalement la firme Ineo Systrans qui a été sélectionnée comme fournisseur par la STO. Sa soumission était de 7 813 776 $.

« On était 3 millions en bas », lance Guy Sirois, actionnaire de Itsmax. « On avait l'expertise, puis on ne l'a pas eu. »

La STO affirme pour sa part avoir « agi selon les règles de l'art » dans sa gestion de l'appel d'offres pour le SAEIV. Par voie de communiqué, le transporteur public souligne que le prix n'était pas l'unique facteur dans sa décision.

« Bien que [le] prix [d'Itsmax] était le plus bas, ce critère ne comptait que pour 25 % dans la grille d'évaluation », écrit la STO, sans toutefois spécifier la nature des autres critères de sélection.

Le transporteur public affirme qu'il n'émettra aucun commentaire dans l'immédiat, puisque l'affaire est entre les mains du MAMOT.

Itsmax veut des explications

M. Sirois dit être incapable d'obtenir des réponses quant aux raisons qui ont poussé la STO à choisir le plus haut soumissionnaire.

Il affirme que le transporteur public a refusé de lui fournir des détails sur les critères d'évaluation des soumissions. Aux dires de M. Sirois, la STO lui a suggéré de faire appel aux lois d'accès à l'information.

« On interroge tout le monde, puis il n'y a personne qui nous dit [rien] », plaide-t-il. « La seule chose qui nous a été dite par la STO, alors qu'on a envoyé une demande en mai 2015, ils nous ont répondu à la fin juillet 2015 en nous disant : ''vous n'avez pas été les meilleurs, selon notre comité d'évaluation''. »

M. Sirois espère que le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire terminera son enquête rapidement.

Un appel d'offres superflu?

Un consortium dirigé par Itsmax avait remporté un contrat de 2 853 178 $ en 2012 pour la mise en place du Système d'information aux voyageurs (SIV) dans le corridor du Rapibus. Au total, 47 autobus en sont équipés.

Selon M. Sirois, le Système d'aide à l'exploitation et Information voyageur constitue une expansion du SIV. Il est donc d'avis que la STO aurait dû préconiser son entreprise pour ce projet.

« On leur a offert de faire un projet-pilote, à nos frais, pour leur montrer qu'on avait juste à étendre notre système », soutient-il. « Ils ont décliné. Ils nous ont même pas répondu. »

Dans son communiqué, la STO souligne que l'appel d'offres de 2014 pour le SAEIV, tout comme celui de 2012 pour le SIV, est un processus exigé par la loi.

Le transporteur public ajoute que l'équipement installé dans le cadre du SIV, tel que des panneaux d'affichage dans les stations et dans les autobus, sera conservé.

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