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Ontario : les enseignants ont le devoir de signaler qu'un enfant est maltraité

De passage à Ottawa mardi, l'Ordre des enseignantes et enseignants de l'Ontario (OEEO) rappelle à ses membres l'importance de dénoncer aux autorités les cas de maltraitance et de négligence qui touchent les enfants.

En Ontario, les enseignants ont l'obligation morale, éthique et légale de signaler à la Société d'aide à l'enfance toute situation qui touche un enfant et qui suscite chez eux une inquiétude.

S'ils ne le font pas, les enseignants contreviennent à la loi,et s'exposent même à une amende de 1000 $.

L'ordre professionnel effectue une tournée partout en Ontario, pour souligner l'importance de ces dénonciations.

Une dénonciation difficile

De nombreux enseignants, qui passent huit heures par jour avec les enfants, sont mal à l'aise avec cette obligation de signalement.

Certains redoutent les répercussions d'une dénonciation. Ils craignent notamment une détérioration de la relation avec l'enfant et la famille de celui-ci.

D'autres ont peur de détruire une famille, de faire une erreur ou de s'alarmer inutilement.

Offrir un encadrement aux enseignants

Pour répondre à ces questions et donner l'heure juste, la Société d'aide à l'enfance rencontre les enseignants ces jours-ci.

L'organisme souligne notamment que la certitude d'une négligence ou d'une maltraitance envers un enfant n'est pas nécessaire pour une dénonciation. Il suffit de soupçonner qu'un élève a besoin de protection pour sonner l'alarme.

Le devoir de signalement est immédiat, selon l'OEEO. L'ordre a d'ailleurs publié un document pour appuyer et encadrer ses membres qui entreprennent une telle démarche.

À la suite de la mort du jeune Jeffrey Baldwin en 2002, le coroner avait fait plusieurs recommandations, notamment de punir ceux ou celles qui n'informent pas les autorités d'abus dont ils ont connaissance.

D'après les informations de la journaliste Pascale-Marie Dufour

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