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Organisation de la fête du Canada : entre colère et déception

Certains citoyens ont dû attendre jusqu'à huit heures pour accéder au site de la colline du Parlement, samedi, tandis que d'autres ont renoncé à y aller.

La colline du Parlement était le point central des festivités du 150e du Canada, mais pour beaucoup de personnes qui ont essayé d'y aller, c'est l'endroit qui a ruiné leur journée.

De longues files d'attente serpentaient depuis le matin dans les rues d'Ottawa, de Wellington jusqu'à Bay en passant par Elgin, Queen, Bank et Lyon.

Selon nos informations, jusqu'à 36 000 personnes se sont présentées samedi soir sur la colline du Parlement, qui peut normalement accueillir 31 000 personnes.

Dès le début de l'après-midi, le SPP avait invité les fêtards à se rendre sur d'autres sites, causant un certain chaos dans les rues de la capitale nationale.

Une femme a attendu trois heures dans la file d'attente avant qu'un policier ne lui dise qu'elle n'était pas dans la file officielle.

« Je faisais la ligne depuis trois heures pour aller sur la colline du Parlement, là où un agent de police nous avait dit de faire la ligne, mais une fois devant l'entrée, un autre agent de police nous a dit que la file était fermée et que nous devions aller ailleurs et attendre pendant cinq heures. Non, merci », a écrit sur Facebook Shea Doyle.

Les autorités reconnaissent les inconvénients

La Gendarmerie royale du Canada, le Service de police de Gatineau, les organisateurs d'Ottawa 2017 et le maire de Gatineau ont reconnu dimanche que les temps d'attente étaient un inconvénient pour les visiteurs, sur la colline du Parlement.

« Nous allons apprendre et améliorer cette situation-là dans le futur, dans les prochaines années pour la fête du Canada parce que c'est la nouvelle réalité du monde dans laquelle on vit », a déclaré le conseiller municipal d'Ottawa et coprésident d'Ottawa 2017, Jean Cloutier.

Le service de la Société de transports de l'Outaouais (STO), qui a cessé de traverser du côté d'Ottawa à mi-journée samedi, a irrité de nombreux usagers québécois.

« On va regarder ce qui s'est passé pour pas que ça se reproduise à l'avenir, mais les canaux de communication sont là », a déclaré le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Des visiteurs découragés

Beaucoup ont choisi de renoncer à accéder au site quand ils ont découvert la longueur de la file d'attente.

C'est ce qu'a fait avec regret Laurie Dawson venue spécialement de Vancouver pour fêter le 150e.

« Ça devait être un jour unique », a-t-elle raconté. « Nous nous attendions à ce que la région de la capitale nationale soit préparée. Et c'est un fiasco absolu. »

Mme Dawson a alors voulu regarder le spectacle sur les grands écrans.

« Quand nous sommes enfin arrivés devant un grand écran, il n'y avait pas de son. Donc, nous n'avons pas pu écouter le spectacle. Nous avons pourtant fait 3000 kilomètres en avion pour le voir », a souligné Mme Dawson.

D'autres défis attendaient les plus chanceux qui ont pu se rendre jusque sur la colline du Parlement.

Allie Woodley a raconté qu'après avoir attendu pendant quatre heures, elle ne s'est pas risquée à ressortir même si elle avait très faim. Il n'y avait qu'un seul stand de nourriture sur le site et la file pour être servi était, selon elle, comparable à celle de l'extérieur.

« Heureusement, tout cela en valait la peine », a-t-elle néanmoins estimé.

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