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Ottawa accueille le 2e salon du tourisme médical 

Ottawa accueille le deuxième salon du tourisme médical au Canada. « Destination Santé », qui se tient au Centre Shaw jusqu'au 11 septembre, offre des renseignements sur les services médicaux accessibles à l'étranger. Bien qu'alléchante, cette option n'est pas toujours sans risques.

Selon l'Institut Fraser, plus de 52 000 Canadiens se sont rendus à l'étranger en 2014 pour obtenir des services médicaux et dentaires non urgents. C'est une augmentation de 26 % par rapport à l'année précédente.

L'Institut soutient également que les Canadiens dépensent plus de 400 millions de dollars américains chaque année pour obtenir des services médicaux à l'étranger, soit plus de 500 millions de dollars canadiens.

« Concrètement, ce que [les clients] recherchent, c'est une courte liste d'attente, des prix 50 % ou 70 % moins chers qu'ici, mais aussi la qualité des services que nous offrons dans nos hôpitaux », explique la présidente de la compagnie dominicaine SurgiCoordinator & Consulting, Laura Rodriguez.

Le salon se veut un lieu d'orientation vers des professionnels dans différents pays. Une quarantaine d'agences proposent par ailleurs différents forfaits.

« On ne va pas travailler avec n'importe quelle clinique ou compagnie dans le monde. On va vraiment les choisir pour s'assurer que les services qu'ils offrent sont des services de qualité », indique le fondateur de l'événement, Pablo Castillo.

L'industrie a par ailleurs développé une assurance complications, qui coûte de 400 $ à 3000 $, et encourage fortement les voyageurs à souscrire à des contrats de protection avec des compagnies privées.

Prudence, tout de même

Le Collège des médecins du Québec a déjà pris position sur cette tendance en émettant de « grandes réserves » quant aux traitements offerts à l'étranger.

Le coordonnateur d'Action santé Outaouais abonde dans le même sens et recommande aux malades de bien réfléchir avant de se lancer dans cette aventure.

« Le corps humain est fait de façon à ce qu'on ne peut pas toujours se permettre de faire n'importe quelle opération », souligne Jean-Charles Pichereau. « Des fois, la mésaventure et la catastrophe peuvent coûter très cher, au point de vue financier et aussi au point de vue humain. »

Le Collège des médecins du Québec recommande de se renseigner sur les soins qui seront prodigués, puis de conserver cette information afin que les médecins canadiens puissent effectuer les suivis appropriés, en cas de problème une fois de retour au pays.

D'après un reportage de Mireille Langlois

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