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Ottawa dit non à l'entente avec les services ambulanciers de l'Est ontarien

La Ville d'Ottawa ne signera finalement pas l'entente avec les autres services paramédicaux de l'Est ontarien relativement aux appels d'urgence auxquels ces derniers répondent sur son territoire.

« Je peux réaffirmer et vous confirmer que nous ne signerons pas cette entente », a déclaré le directeur général des Services de protection et d'urgence de la Ville d'Ottawa, Anthony Di Monte, lors de la réunion du Comité des services communautaires et de protection, jeudi.

La semaine dernière, il avait pourtant été annoncé que le nouveau chef du Service paramédic d'Ottawa, Myles Cassidy, s'était entendu avec ses homologues des comtés de Renfrew, de Prescott-Russell et de Cornwall pour réduire le nombre d'appels auxquels ces derniers doivent répondre dans la capitale fédérale.

Depuis un bon moment, les ambulanciers des villes environnantes se plaignent d'être trop souvent mobilisés pour traiter des patients sur le territoire ottavien. Ils affirment que cette situation leur enlève des ressources importantes.

En vertu de l'entente, qui n'avait pas encore été signée, les services ambulanciers voisins d'Ottawa auraient été forcés de répondre aux appels dans la capitale seulement si les patients étaient inconscients ou en arrêt cardiaque.

Di Monte explique son refus

Lors d'une mêlée de presse, jeudi, M. Di Monte, le grand patron de M. Cassidy, a rejeté cette idée du revers de la main.

Il a affirmé que les règles en vigueur en Ontario visent à offrir un service homogène et que les questions de juridictions n'ont pas lieu d'être lorsqu'une personne est en détresse.

« Nous répondons à de nombreux appels pour eux également. Donc, ça va dans les deux sens », a-t-il souligné, ajoutant qu'il n'y a pas de « ligne magique » entre les différents territoires.

M. Di Monte a rappelé que les grands hôpitaux sont situés à Ottawa et que les ambulanciers des autres services y transportent fréquemment des patients.

Puisque les ambulances sont équipées d'appareils GPS, les répartiteurs peuvent voir sur une carte où se trouve chaque véhicule.

En cas d'urgence à Ottawa, le principe du service homogène fait en sorte que c'est l'ambulance la plus proche qui est dépêchée sur les lieux, peu importe son port d'attache.

M. Di Monte a souligné que le Service paramédic d'Ottawa recevra de nouvelles ressources pour retrouver un certain équilibre.

« Ce n'est pas acceptable », rétorque le directeur des urgences des CUPR

De son côté, le directeur des Services d'urgence des Comtés unis de Prescott et Russell n'a pas l'intention d'accepter la réponse de la Ville d'Ottawa.

Michel Chrétien se dit prêt à travailler de concert avec les autres services paramédicaux de l'Est ontarien pour interpeller le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario.

« C'est [aux autorités ottaviennes] de mettre les ressources nécessaires dans leur communauté, pas à nous de subventionner [...] puis de fournir les services », a-t-il lancé au téléphone.

Selon M. Chrétien, l'entente devait également faire en sorte que les ambulanciers d'Ottawa n'aient plus à répondre aux appels des autres services, sauf en cas d'urgence majeure.

Avec les informations des journalistes Laura Osman et Denis Babin

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