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Ottawa reste une ville sécuritaire, soutiennent le maire et le chef de la police

Alors que la capitale nationale a enregistré au cours du week-end quatre fusillades, dont une mortelle, le maire d'Ottawa et le chef de la police se font rassurants. Bien qu'ils se montrent préoccupés, Jim Watson et Charles Bordeleau soutiennent qu'Ottawa reste l'une des villes les plus sécuritaires au Canada et que les événements survenus étaient ciblés.

Le chef Bordeleau reconnaît qu'il est inhabituel qu'autant d'événements impliquant des armes à feu se déroulent en si peu de temps dans une ville comme Ottawa.

« Quatre fusillades en l'espace d'une journée, ce n'est pas normal dans notre communauté », admet-il.

Selon lui, la recrudescence de ce genre d'événements est une tendance qui ne serait pas propre à Ottawa.

« C'est quelque chose qu'on voit dans d'autres centres urbains, à l'intérieur du Canada, où l'utilisation des armes à feu se fait plus rapidement et puis la violence impliquée dans les gangs de rue aussi continue à augmenter », précise-t-il.

Le maire Watson ajoute pour sa part que chaque fusillade qui survient sur le territoire en est une de trop.

Il rappelle néanmoins que la Ville a embauché des agents supplémentaires au sein de son Unité des bandes et des armes à feu et que des sommes ont été investies pour établir une stratégie contre les gangs de rue.

Selon lui, ces ressources sont suffisantes pour faire face à la situation, mais la population doit continuer à travailler en collaboration avec la police pour améliorer les choses.

Des actes ciblés

Rappelons qu'un homme membre d'un gang de rue a été abattu en pleine boîte de nuit, tôt dimanche matin. La police tente maintenant de vérifier si les autres fusillades survenues après cet homicide seraient des actes de vengeance.

« Nous essayons de déterminer s'il y a une connexion entre l'homicide et les fusillades. C'est une piste que nous étudions activement actuellement », soutient le surintendant Don Sweet, de la police d'Ottawa.

Le chef de la police d'Ottawa est satisfait de la façon dont les enquêtes sur ces événements évoluent. Il se veut rassurant parce que, selon lui, il s'agit d'actes ciblés, mais il prend très au sérieux le fait que la sécurité du grand public aurait pu être compromise.

« Quand des criminels utilisent des armes dans une aire ouverte, le fait qu'il y ait des chances que des victimes innocentes soient ciblées ou touchées est un sujet de préoccupation pour nous », dit-il.

La sécurité du marché By en question

Charles Bordeleau a fait valoir qu'il y a déjà une présence accrue de la police dans le marché By et que le soir de la fusillade, il y avait une voiture de patrouille devant l'établissement où l'homicide a eu lieu.

Il insiste pour dire que les autres incidents enregistrés dans le secteur au cours des dernières semaines sont plutôt « isolés ». Il ajoute que les agents de police sont visibles et présents dans le secteur.

M. Bordeleau se questionne par contre sur le fait que le drame ait eu lieu après 3 h, alors que l'heure officielle de fermeture des bars est 2 h.

« On travaille avec la province, la Société des alcools, pour déterminer au juste ce qui se passait dans le club à cette heure-là », avance-t-il.

Il ajoute qu'il est inquiet de savoir qu'il y avait autant de personnes encore sur place aussi tard dans la nuit. La police va vérifier si le bar était en règle et quelles mesures de sécurité étaient en place au moment des faits.

« On travaille avec tous les propriétaires des bars pour s'assurer qu'ils ont des éléments de sécurité. À travers l'enquête, on va déterminer pourquoi un individu a pu rentrer dans le bar avec une arme à feu », promet-il.

À plus de quatre mois de la fin de l'année, Ottawa a déjà enregistré 43 fusillades pour 2016, soit 6 de moins qu'en 2014, année où un record avait été établi.

Par ailleurs, 11 homicides sont survenus cette année sur le territoire d'Ottawa.

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