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Ottawa sera-t-elle une région clé dans la campagne électorale?

Le chef du Parti progressiste-conservateur (PPCO), Doug Ford, et la chef du Parti libéral de l'Ontario (PLO), Kathleen Wynne, sont tous les deux de passage à Ottawa, aujourd'hui, pour la première journée de campagne électorale. C'est une deuxième visite dans la capitale pour M. Ford et une troisième pour Mme Wynne en moins d'un mois, signe que la région d'Ottawa revêt d'une certaine importance, selon les experts.

Un texte d'Angie Bonenfant

Pendant la campagne électorale, tous les yeux seront rivés sur les comtés situés dans la banlieue de Toronto, mais les observateurs garderont aussi à l’oeil les circonscriptions situées dans la région d’Ottawa.

Avec ses 10 sièges et son important bassin d'électeurs, Ottawa est une région électorale qu’il ne faut pas ignorer, rappelle Geneviève Tellier, professeur en sciences politiques à l’Université d’Ottawa. Au cours de la campagne électorale, elle prévoit qu'Ottawa sera une région-baromètre.

« Il y a des circonscriptions [à Ottawa] qui semblent acquises depuis longtemps au Parti libéral, si elles devaient basculer dans le camp conservateur ce serait une très grosse surprise », prédit la spécialiste. « Et là, on pourrait penser que ce qui se passe à Ottawa est le reflet de ce qui se passe ailleurs dans la province. »

« À Ottawa, il y a beaucoup de circonscriptions qui peuvent changer de cap. Dans quelques cas, [si les conservateurs devaient l'emporter] cela pourrait être des changements historiques », avance Éric Grenier, principal analyste des sondages pour le réseau anglais de Radio-Canada.

« Si les conservateurs gagnent à Orléans et dans Ottawa-Sud, par exemple, ça enverrait un signal fort, celui que les conservateurs peuvent gagner dans les banlieues partout en Ontario. »

Un scénario plausible, soutient M. Grenier, tant le mécontentement et le désir de changement est fort chez l'électorat.

Dans tous les cas, les deux chefs de parti l’ont très bien compris et leurs escales dans la capitale nationale ne sont pas dépourvues d'intérêt.

Le chef du Parti progressiste-conservateur Doug Ford est de passage à Ottawa parce qu’il souhaite livrer une meilleure performance que son prédécesseur, Tim Hudak. Aux dernières élections générales, son parti a élu seulement trois candidats.

Le Parti libéral de Kathleen Wynne, qui est en chute libre dans les derniers sondages, compte six députés, dont cinq ministres à Ottawa. La première ministre espère simplement conserver ses acquis.

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