Le Comité de l'urbanisme d'Ottawa a donné son appui unanime, mardi, à de nouvelles lignes directrices pour la construction de gratte-ciel dans la capitale fédérale.

Un texte de Stéphane Leclerc

Ces recommandations ne cherchent pas à imposer des limites de hauteur précises, mais plutôt à éviter l'effet de « canyon » que peut créer la construction de plusieurs gratte-ciel collés les uns sur les autres, sans égards au quartier environnant.

Jamais dans l'histoire d'Ottawa n'a-t-on vu autant de projets immobiliers de grandes tours en chantier. La Ville sent donc le besoin de mettre un peu d'ordre pour gérer ces développements récents, avant qu'il ne soit trop tard.

Dans les lignes directrices présentées au Comité de l'urbanisme, il n'y a pas de limite de nombre d'étages. Le calcul de la hauteur maximale d'un projet est fait à partir du niveau de la rue, d'où on trace une ligne imaginaire, à 45 degrés, comme si un piéton regardait vers le ciel. Ainsi, les édifices plus proches du piéton seront plus petits et ceux derrière plus grands, comme les marches d'un escalier.

Les lignes directrices recommandent aussi la construction de bases ou de socles autour des grandes tours, qui seront, elles, construites en retrait du bord du trottoir. Ces bases auront la même hauteur que les édifices voisins.

D'autres recommandent une distance de 15 à 23 mètres, selon les secteurs, entre chaque tour, lorsque plusieurs sont construites dans le même pâté de maisons.

Le rapport prêche toujours l'harmonie de style avec le voisinage immédiat et la recherche de qualité dans le design architectural, des concepts plus subjectifs.

Ces lignes directrices n'auront toutefois pas force de loi. Elles ne seront là que pour guider le développement immobilier.

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