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OTTAWA-VANIER - Le progressiste-conservateur André Marin est en feu 

Le candidat progressiste-conservateur André Marin dit qu'il est prêt : il a un plan, un message et un objectif. Peut-être est-ce dû à toutes ses années passées comme ombudsman? Chose certaine, il organise son emploi du temps tel un militaire. La question maintenant est de savoir si les résidents d'Ottawa-Vanier, eux, sont prêts à élire André Marin.

Un texte de Angie Bonenfant

Les électeurs de la circonscription provinciale n'ont pas choisi un conservateur depuis les 45 dernières années.

Dans son porte-à-porte, André Marin en est bien conscient, mais il croit tout de même en ses chances. Cette année, dit-il, est celle du changement.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le chef de son parti, Patrick Brown, l'accompagne régulièrement dans son porte-à-porte. M. Brown a effectué près d'une demi-douzaine de visites dans Ottawa-Vanier depuis le début de la campagne.

« Ça fait un demi-siècle que le Parti libéral tient la circonscription pour acquise. Ils l'ont négligée! Et depuis 13 ans, sous Dalton McGuinty et sous Kathleen Wynne, c'est encore pire », dénonce André Marin.

« Dans ce parti, on lance toujours de belles paroles, renchérit-il. Mais quand vient le temps d'agir, il y a toujours des délais. »

C'est particulièrement vrai quand il s'agit de bilinguisme ou de la mise sur pied d'une université de langue française dans le centre-sud de la province, soutient-il.

« L'université, on en parle, on en parle, mais il ne s'est rien passé. Je n'ai rien contre célébrer et faire la fête », dit-il, faisant référence aux intentions du gouvernement Wynne concernant le 150e anniversaire de la Confédération.

« Mais à un moment donné, il faut passer à l'action, et c'est là que le gouvernement de Kathleen Wynne souffre. »

Les priorités

En matière de francophonie, André Marin a l'intention de se pencher sur l'immigration.

« Le taux d'immigration francophone de 5 % qui a été établi par le gouvernement en 2012, c'est un bel objectif, mais ils n'ont rien mis en place pour s'assurer que l'on serait capable de remplir cette cible-là », avance-t-il.

« Il n'y a rien pour appuyer les nouveaux arrivants », dit-il. « Il ne faut pas s'étonner que ces derniers envoient leurs enfants à l'école anglaise. »

Le candidat conservateur a aussi comme cheval de bataille le coût « insoutenable » de l'électricité et le taux de violence élevé dans la circonscription. Sur ces deux sujets, sur Twitter, le candidat est en feu.

« Il y a eu 59 fusillades à Ottawa, dont une vingtaine dans Ottawa-Vanier », rappelle-t-il. « Le Parti libéral n'appuie pas nos forces policières et ne leur donne pas les ressources pour s'attaquer aux gangs de rue. »

« Les libéraux ont une approche de laisser-faire, de donner l'argent au chef de police et de ne pas veiller à ce que cet argent-là soit dépensé pour des projets concrets. »

« Je crains, tôt ou tard, qu'un citoyen innocent se trouve entre deux gangs de rue et soit grièvement blessé ou même mort », s'inquiète-t-il.

Nouvelle approche

André Marin ne manque pas une occasion de souligner que le Parti conservateur de Patrick Brown est au centre de l'échiquier politique contrairement au Parti libéral et au Nouveau Parti démocratique qui sont davantage à gauche.

« L'environnement et la santé ne sont pas des dossiers que l'on associe nécessairement au Parti conservateur, mais c'est la volonté de notre leader de mettre l'accent sur la partie progressiste de notre parti. Et moi, je me sens confortable avec ça! », conclut-il.

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