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OTTAWA-VANIER - Nathalie Des Rosiers veut que la capitale soit bilingue d'ici 2017

Si elle est élue, la candidate libérale dans Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, promet de faire tout en son pouvoir pour qu'Ottawa devienne une ville bilingue à temps pour les célébrations de 2017.

Un texte de Angie Bonenfant

Mme Des Rosiers a fait cette déclaration, mardi soir, lors du débat électoral en français des candidats aux élections partielles d'Ottawa-Vanier, tenu à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins d'Ottawa.

« L'année 2017 doit être une date-butoir », a-t-elle déclaré.

Mme Des Rosiers n'a cependant pas dévoilé les moyens qu'elle allait employer pour que ses projets se concrétisent, ce qui a fait réagir André Marin, le candidat conservateur.

« Le Parti libéral parle de célébrations, le Parti conservateur est dans l'action », a-t-il dénoncé. « J'appuie l'idée d'Ottawa ville bilingue, mais il faut respecter les voeux du conseil municipal. »

Si le conseil municipal vote pour changer son statut linguistique, il promet d'appuyer la Ville d'Ottawa dans ses démarches à Queen's Park.

Université franco-ontarienne

André Marin a profité du moment pour critiquer toute la gestion du dossier linguistique des libéraux. Ces derniers se disent en faveur d'une université de langue française, mais ils n'agissent pas, a-t-il déploré.

Piquée au vif, Nathalie Des Rosiers a rétorqué que son gouvernement a agi dans ce dossier en nommant l'ex-commissaire aux langues officielles, Dyane Adam, à la tête d'un conseil dont le mandat est de se pencher sur la création d'une éventuelle université de langue française en Ontario.

Le candidat du NPD, Claude Bisson, a rappelé aux membres du public que son parti, bien avant la nomination de Dyane Adam, a travaillé très fort pour que cette université franco-ontarienne voit le jour. Il a souligné, notamment, tout le travail de la députée France Gélinas dans ce dossier. 

Cible libérale

Au cours du débat, le candidat conservateur n'a pas manqué une seule occasion de souligner l'inertie du Parti libéral dans Ottawa-Vanier.

« Les libéraux prennent la circonscription pour acquis », a-t-il déclaré. « Quand on a des belles paroles, il faut être en mesure de les appuyer par des gestes concrets, ce qui n'est pas le cas des libéraux », a-t-il martelé.

La circonscription est aux prises avec d'importants problèmes de criminalité, mais le gouvernement libéral a coupé dans le financement accordé aux unités de la police qui combattent les gangs de rue, a-t-il donné en guise d'exemple.

« Les citoyens ont peur, ils se sentent vulnérables, je l'ai vu dans mon porte-à-porte », a-t-il déploré.

Les propos du candidat conservateur ont vivement fait réagir Nathalie Des Rosiers qui a contredit son rival. « Ce n'est pas vrai que la police a moins de ressources », a-t-elle indiqué. 

Pauvreté et iniquité

Le candidat néo-démocrate, Claude Bisson, soutient que son parti est le mieux placé pour régler certains problèmes de pauvreté et d'iniquité liés à la circonscription.

Il a rappelé que son parti a proposé d'augmenter le taux du salaire minimum à 15 dollars l'heure.

Afin d'aider les entreprises locales à jouer pleinement leur rôle dans le développement économique, il propose d'accorder une subvention aux PME pour chaque nouveau poste créé.

En plus des trois principaux candidats, Elizabeth de Viel Castel du parti Stop the New Sex-Ed Agenda (Fin au nouveau programme d'éducation sexuelle), Dean T. Harris du Parti libertarien de l'Ontario, David McGruer du Parti de la Liberté, John Turmel du Parti pauvre de l'Ontario et Above Znoneofthe du parti Aucune de ces Réponses ont pris part au débat.

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