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Ottawa veut faciliter l'ouverture de centres d'injection supervisés au pays

La ministre de la Santé, Jane Philpott, et le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, ont présenté lundi, une série de changements législatifs pour faciliter le processus d'ouverture de nouveaux sites d'injection supervisée.

La ministre de la Santé a présenté la loi C-37 qui s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle stratégie nationale de lutte contre la drogue.

« C'est une question complexe, multidimensionnelle. Alors que nous faisons cette annonce cet après-midi, je pense à certaines familles, à des mères en particulier à qui j'ai parlé et qui m'ont raconté l'histoire de leurs fils et de leurs filles qui ont perdu la vie à cause d'une overdose d'opioïdes », a déclaré la ministre Philpott.

Cette nouvelle législation permettra de traiter le problème de la consommation de drogues comme un problème de santé publique. C'est le ministère de la Santé qui sera en charge du dossier plutôt que le ministère de la Justice.

Jane Philpott, ministre fédérale de la Santé

Les libéraux ont toujours été en faveur des sites d'injection supervisée comme moyen d'aider les toxicomanes. Leurs démarches pour une législation plus favorable à l'ouverture de ces nouveaux sites ont été ralenties sous les conservateurs.

La loi de 2005 sur le Respect des communautés prévoyait 26 critères à respecter avant que le gouvernement fédéral ne puisse envisager l'ouverture d'un site d'injection supervisée.

Ces critères seront abrogés pour être remplacés par une liste de 5 critères centrés sur l'intérêt public.

La loi sur les Douanes sera aussi modifiée pour permettre aux douaniers d'ouvrir les colis de 30 grammes et moins afin de les inspecter dans le cadre de la lutte au trafic d'opioïdes.

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