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Pacte fiscal : le maire de Gatineau tient au pouvoir de décret

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, maintient que Québec doit donner le droit aux municipalités de décréter les conditions de travail de leurs employés en cas d'impasse dans les négociations.

L'automne dernier, le gouvernement provincial et les villes ont signé un nouveau pacte fiscal, qui prévoit des compressions de 1,2 milliard de dollars sur quatre ans dans les fonds versés aux municipalités.

En échange, les élus municipaux s'attendent à obtenir un meilleur rapport de force avec leurs employés.

Or, le directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Marc Ranger, a affirmé en entrevue à Radio-Canada, mercredi, que le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, lui aurait dit qu'il n'avait pas l'intention de donner un pouvoir de décret aux villes.

Interrogé à ce sujet, le ministre Coiteux s'est contenté de dire qu'il veut rétablir l'équilibre dans les négociations, mais il n'a pas annoncé les moyens qu'il entend prendre pour rétablir cet équilibre.

« Ça, pour moi, ça n'a pas de bon sens », souligné jeudi en entrevue à l'émission Les matins d'ici, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Même s'il souhaite obtenir un droit de décret, le maire dit attendre de voir les moyens que proposera le ministre Coiteux.

Les cols bleus craignaient pour le droit à la négociation

De son côté, le président du Syndicat des cols bleus de Gatineau, Denis Savard, s'oppose à un recours au décret pour déterminer les conditions de travail des employés municipaux.

« S'il n'y a pas d'opposition à un maire dans une municipalité, puis qu'il a le contrôle sur l'ensemble du conseil, il pourrait décider des conditions de travail sans qu'il y ait d'opposition et sans qu'on puisse dire un mot dans cette situation », affirme-t-il.

« Je trouve ça très dangereux. Le droit à la négociation, c'est un droit fondamental », ajoute M. Savard.

Avec les informations de Jean-Sébastien Marier

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