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Partielles : libéraux et conservateurs gardent leurs sièges

C'est le statu quo aux Communes : les cinq élections partielles qui avaient lieu lundi au Québec, en Ontario et en Alberta n'ont rien changé à la répartition des sièges au Parlement. Dans les cinq circonscriptions, les électeurs ont renouvelé leur confiance envers le parti qu'ils avaient choisi lors des élections générales de 2015.

Les candidates libérales Emmanuella Lambropoulos, Mona Fortier et Mary Ng sont élues dans Saint-Laurent, Ottawa-Vanier et Markham-Thornhill, tandis que les conservateurs Bob Benzen et Stephanie Kusie l'emportent dans Calgary Heritage et Calgary Midnapore. Il y aura donc quatre nouvelles femmes à la Chambre des communes.

Quand au NPD, il fait piètre figure, malgré un bon score dans Ottawa-Vanier (29 % environ). Le parti de gauche termine troisième dans Markham-Thornhill (3,5 %) et quatrième dans Saint-Laurent (moins de 8 %), derrière le Parti vert (8 %). Pire, ses candidats ne récoltent même pas 3 % des voix dans les deux circonscriptions albertaines.

Le taux de participation du vote n'est pas encore connu, mais il devrait osciller autour de 30 %, ce qui est assez faible, même pour des élections partielles.

Emmanuella Lambropoulos a revendiqué sa victoire lors d'un discours prononcé dans un restaurant de sa circonscription. Dans une allocution de quelques minutes, l'enseignante de 26 ans a souligné que les électeurs de Saint-Laurent avaient ainsi « renouvelé leur confiance » envers le Parti libéral.

« Les citoyens et les citoyennes de Saint-Laurent ont choisi à nouveau une femme pour les représenter », a-t-elle aussi déclaré, faisant référence à la prédécesseure de M. Dion, Shirley Maheu, qui a été députée pendant les années 1980 et 1990.

Emmanuella Lambropoulos récoltait environ 59 % du vote populaire. Elle était suivie par le candidat conservateur, Jimmy Yu, qui a reçu moins de 20 % du vote. Le Parti vert, qui était représenté par son vice-président Daniel Green, était en troisième place avec 8 % du vote, suivi par le néo-démocrate Mathieu Auclair, qui a reçu moins de 8 % des voix.

De grands souliers à chausser

Les circonscriptions en jeu étaient auparavant représentées par de grosses pointures de la politique canadienne.

Au Québec, les électeurs devaient choisir un remplaçant à Stéphane Dion dans la circonscription montréalaise de Saint-Laurent. L'ex-ministre des Affaires étrangères a quitté le Cabinet avant d'accepter un poste d'ambassadeur auprès de l'Union européenne et de l'Allemagne.

En Alberta, deux circonscriptions de Calgary se choisissaient un nouveau député : l'une d'elles était auparavant représentée par l'ex-premier ministre Stephen Harper, et l'autre, par l'ancien ministre conservateur Jason Kenney, qui s'est lancé en politique provinciale.

Les deux sièges de l'Ontario étaient quant à eux détenus par des libéraux. La circonscription de Markham-Thornhill, dans la région de Toronto, était celle de l'ancien ministre John McCallum, qui a quitté le Cabinet et obtenu un poste diplomatique plus tôt cette année. La circonscription d'Ottawa-Vanier était quant à elle représentée par le député Mauril Bélanger, décédé l'an dernier.

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