Retour

Pas assez d’affiches commerciales francophones à Orléans, selon  des organismes

Des organismes francophones estiment qu'il existe trop peu d'affiches commerciales en français aux abords du boulevard Saint-Joseph, dans le secteur d'Orléans, dans l'est d'Ottawa.

Orléans compte plus de 38 000 francophones, soit environ 35 % de la population du secteur.

Le boulevard Saint-Joseph, et son église du même nom, étaient autrefois le cœur francophone de l'arrondissement.

Aujourd'hui, parmi les centaines d'affiches commerciales anglophones, que l'on peut voir le long de l'artère, très peu sont en langue française.

Des organismes, qui défendent les droits des francophones, estiment que la Zone d'amélioration commerciale (ZAC) d'Orléans devrait inciter un plus grand nombre d'entreprises à afficher dans la langue de Molière.

« Que la ZAC ne fasse pas la promotion du français, c'est un peu troublant. Cela n'incite pas les commerçants à afficher en français », s'insurge le coordonnateur des États généraux de la francophonie d'Ottawa, Luc Léger.

La ZAC se défend, l'ACFO attend

L'organisme se défend en soulignant que des efforts sont faits, notamment pour embaucher du personnel francophone et aider les commerces à faire de la traduction.

Par ailleurs, plus d'une vingtaine d'écriteaux à caractère historique longe les 4 km du boulevard.

En ce qui concerne l'affichage bilingue, la vice-présidente de la ZAC d'Orléans, Nathalie Beauchamp, estime que cela doit avant tout venir des commerçants, surtout que cela a un coût.

« Le budget est souvent limité, avec les ressources qu'on a, pour faire de la traduction. C'est définitivement un fardeau à porter », explique-t-elle.

L'Association des communautés francophones d'Ottawa, bien que sensible à cette cause, attend pour sa part de voir si cela est une priorité pour ses membres, avant de prendre une position ferme.

D'après un reportage de Michel-Denis Potvin

Plus d'articles

Commentaires