La Ville d'Ottawa n'a pas l'intention de modifier les règles du jeu pour la multinationale Uber, qui fête son premier anniversaire d'activités dans la capitale fédérale.

Contrairement à ce qu'il se passe au Québec, Uber pourra poursuivre ses activités comme d'habitude à Ottawa.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, affirme que le service est apprécié par la population, surtout par les millénariaux.

Jim Watson soutient que l'entente conclue entre la Ville et l'entreprise de transport fonctionne.

« On a imposé des conditions équitables à cette entreprise », affirme le maire Watson, qui rappelle qu'Uber doit payer des frais, que ses chauffeurs sont soumis à une vérification d'antécédents judiciaires et qu'ils doivent également contribuer à un fonds pour le transport adapté.

Le professeur de gestion et de droit à l'Université d'Ottawa, Gilles Levasseur, estime de son côté que le service Uber est là pour rester.

M. Levasseur rappelle que la règlementation du taxi en Ontario est du ressort des municipalités, alors qu'au Québec, c'est provincial.

« Le but de la règlementation [dans les municipalités] en Ontario, c'est de protéger le public », a indiqué M. Levasseur. « Au Québec, c'est de protéger le public, mais aussi l'industrie et les emplois, ce qui est très différent dans la façon dont on rédige les normes. »

Avenir d'Uber incertain à Gatineau

Uber menace de cesser ses activités au Québec le 14 octobre si le gouvernement provincial maintient son intention de resserrer les règles encadrant l'entreprise au chapitre de la formation des chauffeurs, entre autres.

Si cette menace va de l'avant, elle s'appliquera également à Gatineau, ville où Uber offre des services.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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