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Pas de financement pour de nouvelles écoles du CECCE

Pour la première fois en dix ans, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) ne recevra pas de financement pour construire de nouveaux établissements sur son territoire. La situation déçoit la direction du Conseil, qui peine à s'expliquer la décision du ministère de l'Éducation de l'Ontario.

Le CECCE rappelle qu'il doit composer avec une augmentation constante de sa population étudiante, qui se chiffre à 22 600 élèves en 2016-2017. Selon le Conseil, cela représente 750 élèves de plus que l'an dernier, une hausse qui justifierait la construction deux nouvelles écoles, par exemple à Kingston et dans le secteur du Glebe, à Ottawa.

« Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui aimeraient voir une école [devenir une] réalité », souligne Jennifer Larocque, du Comité pour une école française dans le Glebe. « On a des bonnes écoles ici, qui sont d'immersion, mais ce n'est pas la même chose. »

Au cours de la dernière décennie, le CECCE a pourtant pu profiter d'un financement annuel pour construire de nouvelles écoles chaque année. Deux établissements de la région de la capitale nationale - soit l'École élémentaire catholique Notre-Place et le Collège catholique Mer Bleue, situés dans le secteur d'Orléans - ont d'ailleurs été inaugurés en septembre dernier.

La décision du gouvernement provincial de ne pas lui accorder de nouveau financement cette année a donc semblé prendre de court le Conseil, qui ne dit avoir eu droit à aucune explication du ministère. Le CECCE va jusqu'à affirmer que l'Ontario viole ainsi ses responsabilités constitutionnelles.

La ministre de l'Éducation, Mitzie Hunter, défend la décision de son ministère. Elle indique que le CECCE aura l'occasion de demander du financement additionnel dans le futur.

« Nous finançons deux conseils scolaires de langue française dans la région d'Ottawa afin de répondre aux besoins de la communauté francophone », fait-elle valoir. « Ça ne veut pas dire que les conseils scolaires n'auront pas d'autres occasions dans une prochaine ronde. »

La présidente du CECCE, Johanne Lacombe, n'entend toutefois pas baisser les bras.

« Le Conseil continuera d'exprimer ses besoins en immobilisations auprès des élus provinciaux et du ministère de l'Éducation », explique-t-elle par voie de communiqué.

Mme Lacombe ajoute que des rencontres permettront de sensibiliser les élus et de les informer de l'état actuel du parc immobilier. Le Conseil tentera aussi d'obtenir des explications quant aux critères utilisés pour accorder du financement pour la construction de nouvelles écoles.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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