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Pas de fusions forcées des commissions scolaires : « Je suis soulagé », dit le président de la CSD

Le président de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), Claude Beaulieu, se dit soulagé que le ministre de l'Éducation du Québec ait décidé de faire marche arrière dans son projet de fusion forcée des commissions scolaires.

Le plan initial prévoyait de redessiner la carte des commissions scolaires au Québec, afin de les faire passer d'un peu plus de 70 à une quarantaine.

Le ministre de l'Éducation, François Blais, a expliqué ce matin, qu'après vérification, ces changements risquaient d'engendrer des coûts de 70 millions de dollars au lieu des économies escomptées.

Claude Beaulieu se réjouit de cette volte-face et parle même de soulagement. Il affirme que les commissions scolaires ont toujours demandé des preuves de la pertinence de tels changements.

« Moi j'ai toujours eu une ouverture pour les fusions, à certains niveaux, mais il fallait faire la preuve qu'il y avait des économies qu'on pouvait réinvestir aux services à l'élève », indique-t-il.

M. Beaulieu évoque la fin d'un climat d'inquiétude qui planait parmi les cadres et les gestionnaires scolaires. Il craignait aussi de perdre des employés qui ont développé des compétences et une connaissance pratique des besoins des élèves.

Des économies ailleurs

Le projet de loi, consacrant la réforme des commissions scolaires et qui est attendu plus tard cet automne, comprendrait toujours l'obligation d'effectuer des regroupements de service.

Selon Claude Beaulieu, ce n'est pas une mauvaise chose parce que cela permettrait notamment des économies en ce qui concerne les ressources informatiques.

« Au moins je trouve que c'est dans la bonne direction. Il reste encore [du travail] au niveau de la gouvernance. Ce qu'on propose à la Fédération des commissions scolaires, c'est qu'il y ait des élections conjointes municipales et provinciales », suggère-t-il.

Le président de la CSD affirme que d'autres solutions de ce type devraient être envisagées, dans la mesure où elles n'engendreraient pas de coûts.

Par ailleurs, il place en outre beaucoup d'espoirs dans la possibilité de décentraliser des ressources pédagogiques pour accroître l'autonomie des établissements.

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