Retour

Pas de virage politique pour l'Association des résidents de l'Île-de-Hull

L'Association des résidents de l'Île-de-Hull (ARIH) se défend de prendre un virage davantage politique, tout en reconnaissant que les enjeux locaux deviennent plus politisés.

« On sent qu'il y a un peu plus de politique. Par contre, il est clair que ça a toujours été comme ça », avance la présidente, Marie-Ève Gratton. « Cette année, on sent qu'il y a un redéveloppement particulier avec l'Île-de-Hull. »

Avec des enjeux comme les projets de tours résidentielles de Brigil devant le Musée canadien de l'histoire, les travaux d'aménagement du ruisseau de la Brasserie et la modernisation des rues Laval, Kent et Aubry, l'ARIH se retrouve en effet au coeur de l'actualité.

« On sent que tous les mouvements des associations sont analysés », reconnaît Mme Gratton. « C'est clair que les médias sont très friands de qu'est-ce qu'on fait et qu'est-ce qu'on dit. »

Elle réfute cependant le virage politique que certains pourraient voir dans les récentes interventions publiques de l'organisme.

Elle souligne ainsi que l'ARIH a mené des consultations auprès des résidents du quartier et étudié le programme particulier d'urbanisme (PPU), avant de prendre position contre les édifices en hauteur, incluant les tours proposées par Brigil.

Quant à la plainte déposée récemment contre la conseillère de Hull-Wright, Denise Laferrière, Marie-Ève Gratton souligne que l'association n'y a pas pris part.

« C'est un membre du C.A., mais ce n'est pas au nom de l'association, c'est vraiment de manière personnelle », précise-t-elle. « Il faut faire une distinction entre le bénévolat et l'implication qu'on a sur le conseil d'administration et aussi les valeurs personnelles. »

Apprendre à se connaître

Par ailleurs, l'ARIH doit composer avec un conseil d'administration comprenant quatre nouveaux membres sur sept.

« Les changements, c'est un peu ébranlant », reconnaît Marie-Ève Gratton. « On apprend tranquillement à voir leurs différents intérêts, où se situent leurs valeurs et aussi où on veut s'en aller. »

L'organisme poursuit d'ailleurs ses travaux, prévus dans le plan d'action, et invite les résidents de l'Île-de-Hull à y participer en grand nombre.

L'ARIH est déjà présente sur Facebook et reçoit de nombreux courriels, qu'elle arrive difficilement à traiter. « Il faut engager une communication réciproque et il faut pour ça créer des occasions de sensibilisation », conclut Mme Gratton.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Ils en repêchent par milliers chaque année à Amsterdam





Rabais de la semaine