Ne bâtit pas une école primaire qui veut à Val-des-Monts! Même si la Commission scolaire des Draveurs (CSD) a reçu son financement depuis 2013, il n'y a pas encore l'âme d'une grue qui pointe à l'horizon.

Un texte de Angie Bonenfant

Les parents espéraient l'ouverture de cette nouvelle école en septembre 2017. Or, voilà qu'une série de complications sont venues retarder le processus.

La situation est à ce point chaotique que la ministre responsable de la région de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, a senti le besoin de mettre son grain de sel dans le dossier.

Lundi avant-midi, elle a rencontré dans son bureau, à Hull, les principaux acteurs « pour faire avancer » les choses de « façon plus active ».

« La volonté, c'est de ne pas retarder indûment les délais, qui sont inhérents à la construction d'une école », a-t-elle laissé tomber en entrevue, dans les minutes qui ont suivi cette rencontre au sommet.

« On a encore deux ans devant nous. C'est beaucoup pour les parents d'enfants », a-t-elle ajouté.

On espère que la nouvelle école ouvrira ses portes pour la rentrée scolaire de 2018.

Pour que cela puisse se faire, il faut que le choix du terrain soit arrêté d'ici le mois d'août.

Les retards expliqués

Est-ce normal que cela prenne autant de temps? Faut-il le rappeler, le financement pour cette nouvelle école est disponible depuis 2013.

« Non ce n'est pas normal », a répondu franchement le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu. « Mais lorsqu'on va dans le rural, il y a toutes sortes de défis architecturaux et d'éléments qu'on ne connaît pas. »

« Par exemple, pendant deux ans, on travaillé sur le chemin Fogarty pour savoir si on pouvait avoir une déréglementation au niveau agricole. Si au départ, on nous avait dit : "N'allez pas là, c'est une fin de non-recevoir", on n'aurait pas perdu deux ans », a-t-il dit en guise d'explication.

« L'automne dernier, on a dû retourner rapidement sur nos talons pour trouver une autre solution [à celle de Fogarty] », a indiqué de son côté le maire de Val-des-Monts, Jacques Laurin.

« Le MAMROT [Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire] nous a fortement suggéré de rester dans le périmètre d'urbanisation, ce qui nous limitait énormément dans le choix des terrains », a-t-il ajouté.

« Les retards, étrangement, surtout depuis l'automne dernier, sont aussi reliés à un manque de communication entre certains intervenants de Québec », a poursuivi M. Laurin. « De là, nous avons commencé à faire des pressions et les parents l'ont fait aussi. L'initiative d'aujourd'hui devrait faire accélérer le projet. »

La naissance d'une école

Étapes de la mise sur pied d'une école : 

1. Après avoir constaté une hausse importante de l'effectif scolaire prévu, la commission scolaire fait une demande au ministère de l'Éducation pour l'obtention d'un financement pour la construction d'une école.

2. Le ministère reconnaît le besoin d'ajout d'une nouvelle école en comparant le nombre d'écoles qui desservent le territoire dans un rayon spécifique (20 km pour une école primaire; tout le territoire pour une école secondaire)

3. Les annonces par le ministre aux commissions scolaires se font après l'autorisation des enveloppes budgétaires d'investissements du Plan québécois des infrastructures du secteur de l'éducation pour l'année concernée.

4. Une fois qu'un projet de construction d'école est annoncé, si la Commission scolaire ne détient pas encore de terrain, celle-ci s'entend avec la ville concernée afin de l'obtenir en vue de la construction de l'école.

5. La commission scolaire procède aux appels d'offres en services professionnels (génie et architecture) pour la conception et la préparation des plans et devis.

6. À la suite de la réalisation des plans et devis, et à l'aide de ceux-ci, la commission scolaire procède ensuite à l'appel d'offres public pour les travaux de construction.

Deux choix de terrains

À ce jour, le choix se limite à deux terrains : le 2205 ,de la montée Paiement et le 1654, route du Carrefour. Chaque terrain présente son lot d'obstacles.

Le défi, c'est de déterminer le terrain qui répond le mieux aux besoins sans représenter un trop lourd fardeau financier au niveau de l'aménagement.

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