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Pénurie de lits en soins palliatifs en Outaouais

Le Collège universitaire dominicain et la Maison Mathieu Froment-Savoie demandent plus de ressources en soins palliatifs dans la région de la capitale nationale. Leur demande fait écho à une récente étude de l'Association canadienne des soins palliatifs, qui estime qu'à peine le tiers des Canadiens ont accès à des soins adaptés.

Un texte de Godefroy Macaire Chabi

Le portrait dans la région de l'Outaouais n'est pas reluisant : 34 lits en soins palliatifs sont disponibles pour près de 380 000 habitants. De ce nombre, 6 ne sont pas opérationnels.

« On a répondu à 35 % des demandes cette année 2016, on a eu 700 lits de demande et puis on a à peine 225 admissions qu'on est capable d'accueillir », précise Hélène Emond, infirmière à la Maison Mathieu Froment-Savoie.

Selon Mme Émond, un accompagnement individualisé lors des derniers moments de la vie est essentiel. Malheureusement, ce manque de lit fait qu'« il y a des gens qui meurent sans soins palliatifs, il y a des gens qui meurent dans les civières à l'urgence, il y a des gens qui meurent seuls et qui n'ont pas le soulagement » auquel ils doivent s'attendre.

Julie Cournoyer, chirurgienne à l'hôpital de Buckingham, fait pour sa part remarquer que l'hôpital « n'est certainement pas le milieu idéal pour terminer sa vie ». Selon elle, « l'hôpital, c'est un milieu bruyant, c'est un milieu où tout se bouscule et les soins ne peuvent pas être individualisés ».

Améliorer les soins palliatifs

Pour améliorer l'accès à des soins palliatifs, de nombreux intervenants pensent qu'il faut s'ouvrir à plusieurs façons de faire, car il n'y a pas un seul modèle de soins palliatifs qui puisse répondre aux besoins de tous les patients.

« Chaque être humain est différent, il ne peut pas y avoir un seul protocole pour prendre soin des gens en fin de vie », mentionne Mme Emond. « On doit permettre au patient d'avoir les soins palliatifs à l'endroit de son choix, ça veut dire chez lui, au CHSLD, c'est la personne qui doit choisir », a renchéri Mme Emond

Pour cela, il faut tout mettre en place pour mieux informer les patients et leurs familles, préconisent les intervenants.

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