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Peu de suivi médical chez les jeunes schizophrènes en Ontario

Plus du tiers des jeunes Ontariens qui reçoivent un premier diagnostic de schizophrénie ne reçoivent aucun suivi médical par la suite, selon une étude de l'Institut de recherche en services de santé.

Un texte de Jean-Philippe Nadeau

Les chercheurs ont identifié 20 096 Ontariens âgés de 14 à 35 ans qui ont reçu un premier diagnostic de schizophrénie ou de trouble schizo-affectif de 1999 à 2008.

  • Près de 40 % d'entre eux n'avaient pas obtenu un suivi chez un médecin généraliste dans un délai de 30 jours.
  • Près de 60 % d'entre eux n'avaient pas consulté par ailleurs un psychiatre dans le même délai.

40 % des jeunes agés de 14 à 35 ans qui reçoivent un 1er diagnostic de schizophrénie n'ont pas eu de suivi chez un médecin dans les 30jours

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L'étude, qui a été publiée dans la Revue canadienne de psychiatrie, rappelle que le délai idéal prescrit pour obtenir un suivi médical, spécialisé ou non, après un premier diagnostic d'un trouble psychotique est de 72 heures en Ontario.

« Ce manque de suivi est très inquiétant », selon le co-auteur de l'étude, le Dr Paul Kurdyak de l'IRSS.

  • Les hommes étaient moins enclins que les femmes à obtenir un suivi chez un médecin généraliste.
  • Plus les patients sont âgés, moins les chances qu'ils obtiennent un suivi en psychiatrie sont grandes.
  • Le suivi en psychiatrie d'un patient est encore plus faible en milieu rural qu'en milieu urbain.
  • Les patients qui avaient déjà consulté un généraliste ou un psychiatre pour un problème de santé mentale avant leur premier diagnostic avaient de meilleures chances d'obtenir un suivi médical par la suite.

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