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Philippe Couillard promet de donner un « électrochoc » à la fiscalité municipale

La fiscalité a été au coeur du discours à saveur électorale du premier ministre Philippe Couillard qui s'est adressé jeudi matin aux maires des municipalités du Québec lors des 97es assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) qui se tiennent à Gatineau.

« Je considère que la fiscalité municipale a besoin d’un électrochoc et on va lui en donner un », a promis M. Couillard qui a profité de ce discours pour dresser aussi un bilan de son mandat alors que l'échéance électorale approche.

Le premier ministre s'est engagé à transférer un point de la taxe de vente du Québec (TVQ) aux municipalités. Il s'agissait d'une des revendications des maires. Cet engagement dépendra toutefois de la réélection des libéraux à l'automne prochain.

Il a aussi proposé un partenariat avec les municipalités qui reposerait sur la « créativité », promettant d'assurer le paiement des taxes foncières des immeubles appartenant à la province.

M. Couillard a profité de cette tribune pour dresser un bilan positif de son mandat en matière d'économie. « On enregistre la plus forte croissance des 20 dernières années », a-t-il poursuivi, tout en soulignant un taux de chômage « jamais vu depuis 30 ans. »

Projet de train léger à Gatineau

Le premier ministre s'est engagé à appuyer un projet de train léger à Gatineau qui s'arrimera avec celui d'Ottawa. Philippe Couillard affirme que Québec va « soutenir un projet structurant » pour la Ville de Gatineau afin que les résidents puissent maintenir leur qualité de vie.

Dans la capitale nationale, le train léger sera mis en service en novembre 2018.

Autres priorités

Le premier ministre a aussi comme objectif d'assurer une meilleure couverture d'Internet haute vitesse des villes québécoises.

« Le gouvernement cible les 220 000 foyers couverts par le haut débit », a-t-il précisé.

Enfin, il a jugé que la pénurie de main-d'oeuvre devait être comblée par « une immigration mieux sélectionnée et mieux francisée. »

« Tout discours qui vise à réduire l’immigration au Québec est un discours anti économique [...] Si on baisse le nombre de migrants de 10 000, c’est 6000 emplois non comblés », a-t-il soutenu.

Un manque à gagner pour Jean-François Lisée

Pour sa part, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée a estimé que la question de la fiscalité était une question légitime, mais souligne qu'il s'agit d'un manque à gagner pour le gouvernement provincial.

« C'est un vrai enjeu, on doit en discuter. Est-ce que le point d'impôt est la solution, c'est-à-dire qu'on donne une solution aux villes, mais on crée un problème à Québec. Qu'est-ce qu'on devrait couper ? Ça, ça vaut presque 13 millions de dollars par années [...] on en a besoin pour rénover les écoles, puis donner des soins à domicile aux aînés », réagit M. Lisée en entrevue à l'émission Les Matins d'ici.

« La solution est difficile à amener », estime-t-il.

Les maires de la province devraient rencontrer les candidats aux élections provinciales pour leur faire part de leurs attentes lors du Sommet sur le milieu municipal de l'UMQ prévu le 14 septembre 2018.

Les élections provinciales se tiendront le 1er octobre prochain.

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