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Plan stratégique de l'UQO : mettre un terme au harcèlement et à la violence sexuelle 

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) a dévoilé une version préliminaire de son plan stratégique 2016-2020, vendredi. Une large place est accordée à l'importance d'avoir une « communauté exempte de harcèlement, violence et agression sexuelle ».

Rendre le campus plus sécuritaire est l'un des projets retenus et qui seront mis de l'avant au cours des quatre prochaines années.

L'UQO a été secouée par une controverse de nature sexuelle en septembre. Une activité organisée par l'équipe des Jeux de la communication de l'institution promettait des récompenses aux participants qui relèveraient une douzaine de défis osés.

L'activité, surnommée « Les 12 travaux d'Hercules », a été dénoncée par de nombreux étudiants, qui estimaient qu'elle faisait la promotion de la culture du viol.

« Ils reconnaissent qu'ils ont une obligation de modifier la culture du campus, on ne la nomme pas comme étant la culture du viol ici, mais ils sont très conscients de cette problématique », affirme Simon Drolet, directeur général du Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille, qui a assisté à la présentation du plan.

La première phase du projet est déjà enclenchée. L'UQO se donne comme mandat en 2016 et 2017 de recenser tous les comités et groupes présents sur le campus universitaire qui se penchent sur les enjeux liés au harcèlement ou à la condition féminine.

Aux termes de l'an un, un plan d'action devrait être établi et entériné par les différents acteurs, avant d'être mis en oeuvre lors des années subséquentes. Le coût du projet n'a pas été inclus dans la version préliminaire de la stratégie de l'UQO, qui a pour thème « Être plus près. Aller plus loin ».

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