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Plus de 165 sinistrés des inondations sont toujours à l'hôtel

Plus d'un mois après les inondations qui ont frappé l'Outaouais, plus de 165 sinistrés sont toujours hébergés avec l'aide de la Croix-Rouge. Bon nombre d'entre eux sont forcés de changer régulièrement de chambres d'hôtel, ce qui entraîne chez eux de la détresse psychologique.

Certains sinistrés sont envoyés très loin de Gatineau, à Buckingham ou à Cantley. Tous ont dû changer plusieurs fois d'hôtel.

« Je n'ai pas déjeuné, je n'ai pas dîné et je ne sais pas où je m'en vais avec les bagages », a raconté Lyne Bernard alors qu'elle quittait mardi l'hôtel où elle était logée.

Lyne Bernard a dû quitter son logement, à cause des inondations, le 3 mai. Elle a été logée dans huit hôtels différents, alors que la Croix-Rouge lui avait promis qu'elle resterait jusqu'à la fin du mois dans le dernier hôtel dans lequel elle était logée.

Chaque jour, des sinistrés se présentent au Centre Jean-René-Monette pour renouveler leur demande d'hébergement.

Benoît Saint-Jean s'y est rendu mardi. Il attend pour sa part que les rénovations soient terminées chez lui pour pouvoir rentrer chez lui.

Il était jusqu'alors logé à l'hôtel Best Western à Gatineau, mais depuis ce matin, il attend que la Croix-Rouge lui trouve une autre place pour les prochaines nuits.

« Ils me rappellent dans le courant de la journée pour me dire ce qu'ils ont trouvé de disponible », a raconté M. Saint-Jean. Malgré la situation, il dit garder un « bon moral ».

Des besoins mal compris

Comme les demandes des Gatinois sont traitées par le centre d'appel de la Croix-Rouge situé à Montréal, certains estiment que leurs besoins spécifiques sont mal compris. L'organisme, qui fournit une aide financière de 600 $ pour les sinistrés dont la résidence principale a été touchée, assure néanmoins qu'il atteint toujours son objectif de fournir un toit à toute personne dans le besoin.

« On s'assure que chaque soir, chaque sinistré a un endroit où dormir », a expliqué Stéphane Martel, un bénévole de la Croix-Rouge. « C'est sûr qu'on évalue les besoins chaque semaine. On leur fournit un hébergement selon la disponibilité des hôtels et les ententes que la Croix-Rouge a avec les centres d'hébergement de la région ».

M. Martel dit sentir que la fatigue s'installe et que la frustration monte parmi les sinistrés.

De son côté, Luc Bates a été hébergé dans six hôtels différents.

« Ça commence à être dur, ça fait un mois et demi qu'on court les hôtels et qu'on se promène avec le même linge. Une chambre d'hôtel, c'est beau, mais quand tu es 50 jours dans la chambre, ça fait long », a témoigné Luc Bates, sinistré depuis le 2 mai. « On attend encore [...] on vit dans l'ignorance, un peu. On ne sait plus quoi faire. »

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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