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Plus de 300 millions réclamés pour décontaminer d’anciens sites de Nortel

La facture liée à la décontamination des sites des anciennes usines de Nortel en Ontario s'élève à des centaines de millions de dollars, une facture dont les contribuables pourraient en partie hériter, à cause de la faillite du géant des télécommunications en 2009.

Le ministère ontarien de l’Environnement, par exemple, réclame en cour 100 millions pour décontaminer les terrains qu’occupait Nortel à Belleville, à Brockville, à Kingston et à London, indiquent des documents du syndic de faillite de l’ancienne compagnie.

Selon ce qu’a appris CBC, des substances dangereuses et potentiellement cancérigènes comme des solvants chlorés, des composés organiques volatils et du trichloréthylène ont été utilisées à l’époque dans les usines de Nortel qui fabriquaient des pièces pour téléphones et des cartes de circuit imprimé.

Sol contaminé

Certains des contaminants se sont répandus dans le sol.

L’école Our Lady of Fatima à Belleville, située à côté d’une ancienne usine de Nortel, a même été fermée pendant six mois afin de permettre l’installation d’un système de ventilation pour rediriger les gaz potentiellement toxiques qui émanaient du sol.

Nortel a payé une partie non précisée de la facture, le conseil scolaire devant débourser 750 000 $ de sa poche. Les autorités scolaires réclament toujours plus de 63 millions à la compagnie en faillite.

Darwin Hoskin, qui a travaillé pendant 38 ans pour Nortel à Belleville, se souvient que l’entreprise a déjà été le plus gros employeur de la ville, comptant 1200 travailleurs. « À l’époque, il n’y avait pas de règles environnementales [comme aujourd’hui] », souligne-t-il.

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