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Plus de contraventions pour des voitures garées sur des pistes cyclables à Ottawa

Le nombre de conducteurs qui ont reçu une contravention pour avoir obstrué une piste cyclable a plus que doublé en 2017 par rapport à l'année dernière.

En date de mercredi, des agents municipaux ont donné 183 billets aux automobilistes garés sur des pistes cyclables, contre 91 durant toute l'année 2016.

Il y a deux raisons principales qui expliquent cette hausse, selon Jerrod Riley, spécialiste de l'examen des règlements à la Ville d'Ottawa.

Premièrement, la Ville met l'accent sur la sécurité des cyclistes, ce qui fait que les agents municipaux font davantage attention aux véhicules garés illégalement sur les voies réservées aux cyclistes.

Deuxièmement, le réseau de pistes cyclables de la ville se développe, avec l'ouverture de nouvelles voies, surtout dans le centre-ville, précise M. Riley. Cette hausse du nombre de pistes cyclables contribue davantage à ce que les automobilistes se stationnent à des endroits interdits.

« On entend assez souvent des cyclistes qui disent qu'il y a du blocage de ce type. On encourage tout le monde à appeler le 311 pour signaler l'infraction pour que notre staff sache où aller et quand », souligne Rob Wilkinson, coordonnateur du programme Sécurité des routes à Ottawa.

L'avenue Laurier pose problème

La plupart des contraventions sont remises par des agents de police qui font leur ronde, bien que le service des règlements reçoive des appels concernant des contrevenants.

Parmi toutes les rues du centre-ville, la voie réservée aux cyclistes qui pose le plus de maux de tête se situe sur l'avenue Laurier entre les rues Elgin et Bay. Les contraventions remises à des voitures garées sur les pistes cyclables de l'avenue Laurier représentent 17 % de toutes les infractions distribuées jusqu'à maintenant.

La contravention pour ce type d'infraction coûte 120 $.

« C'est une répercussion minime », soutient M. Riley. « Les véhicules qui bloquent la circulation ne sont pas un problème anodin. C'est très sérieux. C'est irresponsable, cela met inutilement la vie des cyclistes en danger et ce n'est pas quelque chose que la ville tolérera. »

Des cyclistes mécontents

Certains cyclistes rencontrés vendredi au centre-ville jugent aussi que la situation pose des problèmes de sécurité.

« Ça nous bloque le chemin, puis on n'a pas d'autres places pour aller. [...] Des fois, les taxis font juste attendre là [sur la piste cyclable] et ils n'embarquent même pas de monde », déplore Vincent Proulx, un cycliste qui se déplace au centre-ville.

La situation devient particulièrement dangereuse pendant l'heure de pointe, selon Michael Murch, un autre cycliste croisé dans la capitale. « Je ne peux pas m'engager soudainement dans la voie de circulation automobile. Et les gens sont pressés de rentrer à la maison », souligne-t-il.

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