Alors que le coroner qui a enquêté sur la mort d'Alain Magloire à Montréal recommande une utilisation étendue du pistolet Taser, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) songe à son tour à en augmenter l'usage.

Le SPVG possède actuellement 14 pistolets à impulsion électrique et seuls les policiers membres du groupe d'intervention tactique sont autorisés à manipuler cette arme non létale. Le corps policier dit examiner la possibilité de former plus d'agents.

La police de Gatineau précise que les pistolets Taser peuvent être utilisés dans trois situations, soit la projection, le contact et en mode démonstration. Dans ce dernier cas, le policier actionne le pistolet pour démontrer l'arc électrique.

Le SPVG estime que l'effet dissuasif du pistolet à impulsions électriques, même s'il n'existe pas de statistiques précises sur le sujet, a été prouvé à plusieurs reprises lors d'interventions auprès de personnes jugées saines.

Aucun des trois modes permis avec le pistolet Taser n'a cependant été utilisé à Gatineau, en 2014 et 2015, affirme le SPVG.

400 Tasers à Ottawa

Si à Gatineau on aimerait étendre l'utilisation du cette arme, de l'autre côté de la rivière des Outaouais, la présence du pistolet Taser est déjà beaucoup plus répandue.

Le Service de police d'Ottawa (SPO) a en sa possession 400 de ces pistolets depuis 2015, alors que 425 des quelque 1350 agents que compte au total le service ont été formés pour manipuler l'arme.

Une situation qui plaît au président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur.

« Je serais porté à dire qu'à Ottawa, les policiers ont un Taser par véhicule, compte tenu du nombre que vous me donnez. Ce serait un objectif qui serait réalisable s'il y avait une volonté politique, mais qui serait très bien accueillie par les policiers et policières », dit-il.

Si les policiers d'Ottawa ont déjà un grand nombre de pistolets Taser à leur disposition, on aimerait en acquérir encore plus.

« Mon souhait c'est de voir chaque policier avec les mêmes outils que tous ses collègues. Ce serait non seulement équitable pour les agents, mais aussi pour le public. Une arme à feu peut faire plus de dommage que nécessaire, alors que le Taser utilisé adéquatement permet d'immobiliser », illustre le sergent Skip De Ville du SPO.

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