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Pompiers volontaires : les feux verts clignotants ont des effets limités

L'utilisation de feux verts clignotants par les pompiers volontaires à la MRC Les Collines-de-l'Outaouais et à la MRC de Bécancour a pour l'instant des effets limités, selon un rapport réalisé par le ministère de la Sécurité publique (MSP) un an après le début du projet pilote à ce sujet.

Depuis le 4 avril 2016 à la MRC Les Collines-de-l’Outaouais et depuis le 13 octobre 2015 à la MRC de Bécancour, 418 pompiers volontaires sont invités à rendre compte de leur utilisation de ces feux verts amovibles qu’ils peuvent poser sur leurs véhicules lors des appels d’urgence. L’objectif est de faciliter leur déplacement, même s’ils doivent respecter le Code de la sécurité routière.

Entre le 13 octobre 2015 et le 31 octobre 2016, les pompiers ont indiqué avoir utilisé leur gyrophare moins de 50 % du temps, soit lors de 1863 interventions sur 2789. Là-dessus, ils ont noté une amélioration de leur temps d’intervention à 594 reprises. Il s’agit d’une amélioration de plus de deux minutes dans 16 % des cas, soit 95 déplacements.

Selon le coordonnateur en sécurité incendie à la MRC Les Collines-de-l’Outaouais François Routhier, il est normal que ces gyrophares ne soient pas utilisés lors de chaque déplacement.

« Il y a certaines municipalités qui disent : ­''si le déplacement est moins de 3 km, n’allumez pas le feu clignotant'' », a-t-il souligné.

M. Routhier est d’ailleurs encouragé par la réaction des usagers de la route, puisque les pompiers rapportent une collaboration de leur part dans 66 % des cas.

« On commence à avoir des données, il n’y a pas de conclusions encore, mais les gens reconnaissent les pompiers maintenant. Ils font preuve de courtoisie. Ils sont identifiés par le feu vert clignotant », a-t-il relevé.

Notons par ailleurs qu’une minorité des déplacements ont été rapportés par les pompiers. Le MSP évalue que près de 7452 déplacements ont été effectués, alors que seulement 2789 rapports d’intervention ont été remplis.

M. Routhier estime donc qu’il n’y a « pas beaucoup de chiffres sur la table ». Le projet-pilote, qui doit durer trois ans, se poursuit.

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