Qu'ont en commun une juge à la Cour suprême à la retraite et une monitrice de chasse? Les deux sont des femmes de tête, des chefs de file et des précurseurs dans leur domaine. À l'occasion de la Journée internationale des femmes, nous vous présentons deux portraits de pionnières de la région : Louise Charron, la première Franco-Ontarienne nommée juge au plus haut tribunal du pays, et Hélène Larente, directrice de la ZEC Dumoine et coordonnatrice du programme La chasse au féminin.

Un texte de Mireille Langlois

Louise Charron n'a pas froid aux yeux. Nommée juge à la Cour suprême du Canada le 30 août 2004, elle a remplacé la juge québécoise Louise Arbour. Née à Sturgeon Falls, dans le nord de l'Ontario, elle est venue poursuivre ses études à Ottawa. Tout au long de sa formation, Louise Charron a souvent défriché le terrain. Une des rares femmes dans le milieu juridique de l'époque, son aisance et sa singularité en ont surpris plus d'un.

Hélène Larente a toujours chassé. Petite, elle partait en quête de grenouilles, armée d'un simple petit harpon. Son père l'a initiée à la chasse au petit gibier à l'âge de 12 ans. Maintenant monitrice, elle a transmis sa passion à sa fille et enseigne aux femmes de la région les principes de la chasse au cerf, à l'ours ou à l'orignal. En 2011, elle est devenue la première femme à recevoir la distinction de « Moniteur national de l'année », remise par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP). Pour Hélène, la chasse est un moyen de se ressourcer... et elle n'est pas réservée qu'aux hommes!

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