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Pour ou contre la légalisation de la marijuana?

Le projet du nouveau gouvernement de Justin Trudeau de légaliser la consommation et d'encadrer la vente de marijuana suscite des réactions partagées. 

La marijuana, dont la possession entraîne de longues et coûteuses procédures devant la justice, pourrait être légalisée. Le prochain premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a promis de s'intéresser d'abord à la décriminalisation de la marijuana, mais également à sa légalisation.

Photo : Radio-Canada

Justin Trudeau n'a pas précisé quand il comptait faire avancer le dossier, mais si la marijuana récréative venait à être autorisée au Canada, l'industrie pourrait connaître une croissance importante.

Les producteurs

L'entreprise Hydropoticaire, de Gatineau, qui produit déjà de la marijuana à des fins médicales, se dit très bien placée pour en tirer profit si la marijuana est légalisée.

Photo : Radio-Canada

L'entreprise, qui vient d'être achetée par Canadian Cannabis Corp. pour 21,3 millions de de dollars, entend bien collaborer étroitement avec le gouvernement pour la suite des choses.

Depuis la victoire des libéraux lundi, les cours des actions des fournisseurs de marijuana ont beaucoup grimpé et certains producteurs espèrent que le nouveau gouvernement clarifiera bientôt les règles du marché.

Les médecins

D'un point de vue médical, il s'agit de bien encadrer cette consommation légalisée. Surtout en proposant un âge minimal de consommation, dans la vingtaine, selon la médecin, Marie-Ève Morin.

Certaines études auraient démontré qu'une consommation régulière de cannabis avant 25 ans pouvait diminuer légèrement le quotient intellectuel, selon la Dre Morin.

Photo : Radio-Canada

« On sait qu'au niveau du développement du cerveau humain, il y a des connexions actionnables qui se créent jusqu'à l'âge de 25 ans » soutient-elle.

Les policiers

L'Association canadienne des chefs de police s'oppose à la légalisation de la marijuana, mais prône des assouplissements, tels que l'émission de constat d'infraction pour possession simple.

Les chefs feront aussi valoir auprès d'un comité national la nécessité de punir la conduite automobile sous influence du cannabis, comme c'est le cas pour l'alcool.

Photo : Radio-Canada

Mario Harel affirme qu'il contribuera à ce comité afin d'avoir les meilleurs outils pour assurer la sécurité des citoyens.

Les producteurs attitrés de marijuana disent avoir le même souci, mais savent bien qu'ils sont au centre d'une industrie en forte croissance. 

Avec les informations de Michel-Denis Potvin

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