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Poursuite de 215 millions $ : des chauffeurs de taxi d'Ottawa appuient la démarche

Des conducteurs de taxi d'Ottawa appuient la poursuite judiciaire engagée contre la Ville d'Ottawa pour s'opposer à la récente réglementation sur Uber. Plusieurs d'entre eux pensent que la Ville a manqué de fermeté contre la compagnie de covoiturage dont les activités affectent négativement l'industrie du taxi dans la capitale.

Un chauffeur de taxi de la capitale nationale, Mustafa est fâché. Pour lui, Uber fait trop de mal à l'industrie du taxi à Ottawa.

« Ils ne paient pas la TVH, et probablement qu'ils ne paient pas de taxes non plus », s'exclame-t-il. Il pense même que les chauffeurs de taxi sont complètement ruinés par la présence d'Uber.

Dans une poursuite déposée vendredi en Cour supérieure de l'Ontario, l'entreprise Metro Taxi Ltd et Marc-André Way réclament 215 millions de dollars à la Ville d'Ottawa, car la nouve lle réglementation d'Uber enfonce l'industrie dans le trou.

La valeur des permis a déjà beaucoup chuté, selon eux.

Pour un autre chauffeur de la compagnie Blueline, Bill Palmer, le montant réclamé est le minimum à exiger à la Ville d'Ottawa. « Je crois que c'est la bonne chose à faire », affirme-t-il.

De l'autre côté de la rivière, le directeur général de taxi loyal à Gatineau, Alexandre Rizk, pense qu'il s'agit d'une bataille judicieuse.

« Les illégaux continuent à opérer puis je crois que les détenteurs de permis de taxi à Ottawa ont un certain droit qui doit être compensé », affirme M.Rizk.

Mais ce ne sont pas tous les chauffeurs de taxi qui se plaignent d'Uber et de la nouvelle réglementation. Hamza, un chauffeur de taxi précise qu'avant Uber, les chauffeurs sont eux-mêmes victimes des compagnies qui se font de l'argent sur leur dos.

Il a été impossible de joindre les responsables d'Uber samedi.

Selon un reportage de Godefroy Macaire-Chabi

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