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Presto : Metrolinx réévalue le partage d’informations avec la police

Les policiers peuvent se servir de la carte électronique Presto d'un usager pour retrouver une personne disparue ou dans le cadre d'une enquête criminelle. L'agence ontarienne Metrolinx confirme avoir reçu 26 requêtes d'information du genre depuis avril 2016 dans les régions de Toronto et d'Ottawa.

Metrolinx dit que seul le parcours de l’usager (les endroits où la personne a passé sa carte devant un lecteur) est fourni à la police, et pas ses renseignements personnels ni son numéro de carte de crédit.

Néanmoins, l’agence provinciale a lancé un examen de sa politique, la question suscitant des « préoccupations », admet la porte-parole Anne Marie Aikins.

Des 26 demandes d’information de la police (avril 2016 à avril 2017) :

  • 6 portaient sur des cas de personnes disparues et ont été approuvées par le contentieux de Metrolinx (un mandat ne peut être émis dans de tels cas, remarque Metrolinx);
  • 4 relevaient d’une enquête criminelle et ont été autorisées après qu’un policier eut montré son badge et signé un serment;
  • 2, portant aussi sur une enquête criminelle, ont été approuvées après que la police eut fourni un mandat;
  • 14 ont été rejetées, parce que jugées trop vagues ou parce que la police ne donnait pas suite à la requête initiale, notamment.

Équilibre délicat

La porte-parole de Metrolinx, Anne Marie Aikins, dit que l’examen interne de la politique en place devrait être achevé d’ici quelques « semaines ». Elle affirme que l’agence n’a pas fait appel à une tierce partie, justement pour « accélérer » le processus.

Le rapport sera rendu public, promet-elle.

M. Aikins précise que Metrolinx a « l’obligation de collaborer avec la police » dans certains cas.

Dans le passé, Metrolinx ne recevait pas plus de 10 requêtes d’information par année de la police, ajoute Mme Aikins. Mais ce nombre a augmenté, dit-elle, parallèlement à la croissance du nombre d’utilisateurs de la carte Presto, qui s’approche maintenant de 3 millions de personnes.

« Les usagers qui s’inquiètent de la protection de leur vie privée n’ont qu’à ne pas enregistrer leur carte », dit Mme Aikins. Toutefois, ces usagers ne pourront pas recharger leur carte automatiquement ni transférer leur solde sur une autre carte si la leur est volée ou perdue.

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